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Exposition : Issouf Diero, Gnanamaya / du 1er au 18 avril
Vendeur de pneus dans la journée, Issouf consacre ses nuits à créer des tableaux sur tissu à l’aide de pigments traditionnels, d’éléments du milieu naturel et de morceaux de caoutchouc prélevés sur des pneus usagés. Son atelier, où abondent ses oeuvres, est une petite pièce que lui a concédée son père dans la cour familiale.
N’ayant pas reçu de formation en arts plastiques, il nourrit ses créations des sentiments que lui inspirent le continent sur lequel il est né, mais aussi la femme et la famille africaine. Chacun de ses tableaux est une allégorie du destin de l’Afrique.
Festival Gnanamaya ou la seconde vie des pneus
“Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.” dixit
En parallèle de son exposition personnelle au CCF, Issouf organise la 2ème édition du festival Gnanamaya, du 5 au 7 avril, à son atelier, secteur 11 entre l’école Colma et la maternité “bon secours”. Au programme : exposition avec d’autres artistes de Bobo, concert et contes.
Exposition : les Frères Ouattara, Karanga / du 18 au 30 avril
A l’occasion de la thématique sur les masques en ce mois d’avril au CCF, nous vous proposons de découvrir cette exposition pour mieux comprendre l’histoire des masques en Afrique de l’Ouest.
L’exposition Karanga met en confrontation les masques africains traditionnels et la création contemporaine.
Nés à Bobo-Dioulasso, les frères Ouattara sont artistes plasticiens experts en masque africain et en polychromie. Ils oeuvrent pour la conservation et la recherche relative à la symbolique des masques et statues du Burkina Faso et de tout autre objet lié par la voix, le geste ou la lumière. Depuis plusieurs années, ils travaillent passionnément à la diffusion de la tradition figurative burkinabè.
Visites
Les enseignants sont invités à venir visiter l’exposition et rencontrer les artistes. Pour toute information supplémentaire, prendre contact et rendez-vous avec Marie-Anna : com@ccfhenrimatisse.com ou 20.97.39. 79 ou 80
TABLE RONDE
Samedi 04 avril à 15h : table ronde "droits et devoirs des femmes"
Comment être femme au Burkina Faso, en Afrique, dans le monde ?
La femme a des droits dans la société et des devoirs envers elle.
Mais comment cela se traduit-il aujourd’hui, entre tradition et
modernité ? Faut-il nécessairement choisir entre les deux ou y’a-t-il
d’autres voies possibles ? Cette table ronde animée par Nathalie
Somé, journaliste et directrice de la RTB à Bobo, sera l’occasion
d’écouter différents points de vue : juriste, chef d’entreprise,
sociologue, religieux, artiste,… et le public convié au débat bien-sûr.
Parmi les invités : l’association Wildaf / Rosalie Ouaba,
directrice Cesao / Bruno Sanou, sociologue / Aristide Tarnagda,
auteur de théâtre / Sissao, chanteuse.
Table ronde organisée en partenariat avec la mairie de Bobo,
service de la promotion de la femme, Eve Sanon.
Vendredi 02 avril à 20h30 : Festival du rire et de l'humour
FIRHO 2009 2ème édition
Le Festival International du Rire et d'Humour de Ouagadougou (FIRHO) tend à devenir un évenement culturel d'importance dans le paysage artistique burkinabè. Depuis deux ans, l'association artistique Elipse a mis ce projet en place afin de créer un tremplin et une tribune professionnelle de réflexion et de rencontre pour les humoristes d'Afrique et du monde entier. Du rire, encore du rire et toujours du rire.
Chaque édition dure trois jours et propose des spectacles d'humour, de chants, ainsi que des conférences, stages, etc.
Cette année, le festival grandit en s'ouvrant vers le public de Bobo-Dioulasso avec un spectacle regroupant des humoristes de Ouaga, de Bobo et du Niger tel que Van Koussé Mamadou, Gerard Ouedraogo (Son Excellence), Bébé reporteur...pour proposer chacun un sketche.
THEATRE
Dimanche 05 avril à 19h : Il nous faut des orgies
Ecrit par Aristide Tarnagda et mis en scène par Véronique Vellard.
Une coupure d’électricité plonge une ville d’Afrique dans le noir total. Ce noir total a une durée de vie de sept jours. Cependant, il y a de la lumière dans les quartiers dits résidentiels. A la Rue de la Nation (esplanade), Mec éparpille des ordures dans tous les coins de la place. Chabane est assise sous un feu tricolore, Hélène assise à l’autre feu, en face de Chabane. Malgré la coupure, tous les feux de cette place sont rouges.
Résidence d’écriture /processus d’écriture en temps réel
Aristide Tarnadga et Lamine Diarra sont venus travailler plusieurs mois à Bamako, afin de réfléchir ensemble aux défis esthétiques posés par l’écriture. Voulant dépasser les clivages habituels entre les équipes artistiques, ils ont fait appel à la metteur en scène Véronique Vellard pour la création à Bobo de ce projet théâtral.
Pour l’équipe artistique de Kuma Sô, le pari de la résidence de création à Bobo est de faire émerger un spectacle dont le processus s’inscrit pour et par le projet d’écriture. C’est faire le pari d’une recherche commune, tant en terme de sens que de forme, pour un répertoire d’aujourd’hui.
Extrait
“ Hélène : moi, depuis cette coupure, j’ai le sang qui rigole. 7 jours que j’aime cette lumière endormie. Et j’aimerais qu’elle reste à jamais séduite par le sommeil. Le noir, moi, j’adore. Tous ces poteaux d’électricité qui me servent la nuit. Parce que avec tous ces feux toujours verts, impossible de respirer. Moi, le feu vert, la lumière, l’électricité, moi, tout ça, moi, ça me chipait la jouissance et mon plaisir ne faisait que dégouliner sur ma gorge avant de choir à l’intérieur de moi. Parce que moi, suis une bonne femme. Et une bonne femme, ça ne doit pas montrer à ses enfants que l’électricité, la lumière, lui pique son vouloir de ne pas être mère.”
CONCERTS
Mercredi 08 avril à 20h30 : Victor Seybou Démé en CONCERT GRATUIT au Théâtre de l'Amitié
Après 30 ans de carrière au Burkina Faso, le chanteur mandingue sort enfin son premier album. La commune de Bobo-Dioulasso, les artistes et le CCF ont la joie de vous proposer ce concert gratuit au théâtre de l’amitié.
Victor Démé a hérité de la musique par sa mère, une griotte sollicitée pour les grands mariages et les baptêmes à Bobo dans les années 60. Elle lui a légué cette voix poignante. De son père, il a reçu un autre savoir-faire qui se transmet de génération en génération dans la famille Démé : la couture. C’est dans l’atelier de couture paternel à Abidjan que le jeune Victor Démé s’exile à l’adolescence. Le jour, il travaille à l’atelier, et la nuit, il commence à fréquenter les clubs de la capitale et chante dans quelques petits groupes. En grandissant, il se forge une réputation dans les clubs ivoiriens, notamment au sein du fameux orchestre Super Mandé, mené par la star Abdoulaye Diabaté. Il rentre au Burkina vers 1988 pour profiter d’un nouvel élan national.
Il gagne plusieurs micro-crochets, dont le concours du CCF de Bobo organisé en partenariat avec RFI en 1989, et le 1er prix de la SNC en 1990. Il se fait recruter par de grands orchestres, dont l’Echo de l’Africa et le Suprême Comenba qui rythme les nuits de Ouaga. Alors qu’il est devenu un chanteur populaire au Burkina, de graves accidents du destin l’éloignent de la musique pendant plusieurs années. Lorsqu’il tente de revenir sur le devant de la scène, rien n’est facile. Mais Victor continue à affiner ses propres compositions.
En 2007, avec l’aide de Camille Louvel, le gérant du Ouagajungle, du journaliste David Commeillas et des activistes de Soundicate, le chanteur travaille son album dans le petit studio de l’équipe à Ouagadougou. À 46 ans, Démé y enregistre une mosaïque singulière de mélodies folk-blues, de petites romances mandingues intimistes, et d’influences latines, salsa et flamenco. Ses textes appellent à la solidarité nationale, prônent la tolérance envers son prochain et tissent des hymnes à la grâce féminine. Le CD s’achève sur deux titres de musique traditionnelle mandingue.
Le public de Bobo saura faire de ce concert un moment inoubliable et historique.
JAZZ A OUAGA
Samedi 25 avril à 20h30 : Hannes Kies & Mali project trio
La magie de l'Afrique des xylophones, de la harpe, de la kora et
du donzo n'goni se mélangent, enrichi par les roulements du
djembé et les notes scintillantes du saxophone. Cette alchimie
donne des sons qui pénètrent, dans une belle symbiose entre
deux cultures.
Hannes Kies est un saxophoniste basé à Berlin. Il a passé plus
d'un an à Bamako. Il a appris à jouer de la flûte traditionnelle des
Peuls, puis fait plusieurs tournées en Europe avec Toumani
Diabaté, Oumou Sangaré, Cheick Tidiane Seck ou Habib Koité.
Avec ce "Mali Project", avec et complices Sherif Soumano à la
kora, Habib Sangaré au bolon et calebasse et Famoreux Kouyaté
au balafon, Hannes nous entraîne dans une expérience artistique
inédite que seule la musique permet de réaliser.
Jeudi 30 avril à 20h30 : Tcheka
Manuel Lopes Andrade, ou plus simplement Tcheka, est né en
1973, à Santiago, la plus africaine des îles de l’archipel du Cap-
Vert. Il commence très tôt à faire de la musique aux côtés de son
père un violoniste très populaire dans les fêtes de villages de l’île.
Tcheka est à bonne école : il apprend vite et se fait remarquer
dans toutes les fêtes, mariages, baptêmes… Pourtant il a d’autres
ambitions et à 15 ans, il commence à développer un style plus
personnel basé sur le batuque qu’il veut amener vers plus
d’universalité, pour en faire un rythme qui parle à tout le monde.
Mais il faut aussi vivre, et le jeune homme quitte sa campagne
pour Praia où il devient cameraman à la télévision nationale. Un
travail grâce auquel il peut voyager et élargir son horizon. Il
rencontre le journaliste Julio Rodrigues, avec qui il signe plusieurs
compositions. Ils jouent dans les bars de la capitale capverdienne.
C’est là que José da Silva le remarque et lui propose d’enregistrer
son premier album…
Tcheka a été lauréat du Prix Découvertes RFI 2006.
Mercredi 08 avril à 20h30 : Kontomé et Jazz Stagiaires
Les groupes Kontomè et Jazz stagiaires se partageront la
scène du CCF pour vous faire découvrir leur répertoire et
clôturer ainsi en beauté l’édition 2009.
Kontomé navigue entre musique traditionnelle, jazz, afro beat et
blues. Les six musiciens nous offriront un voyage musical aux
confins de ces sonorités métissées.
Les Jazz stagiaires quant à eux ont obtenu le 3ème prix au festival
jazz à Ouaga édition 2008. La boucle sera ainsi bouclée par ce
concert à Bobo. Venant du Gospel, les six membres du groupe
trouvent leur inspiration dans le terroir pour proposer au public un « jazz mandingo ».
Programme sous réserve de modification.
Mercredi 29 avril : café-concert avec Africa Tchidéoun
La troupe a été créée en 2004 par Aboubacar Traoré artiste musicien. La troupe Africa Tchidéoun signifie en langue dioula “les messagers d’Afrique”. Il a pour vocation de véhiculer des messages de paix, d’amour mais aussi de dénoncer les tristes réalités comme les guerres, la souffrance et bien d’autres maux sociaux, tout cela dans un rythme musical s’inspirant du fond de la coutume africaine.
La troupe est composée de huit personnes et utilise des instruments tel que le n’goni, le balafon, le djembé et la calebasse. Africa Tchidéoun a participé à diverses manifestations tel que le festival Albassitala, les éditions de la fête de la musique, et des concerts aux “Bambous”.
DANSE
Vendredi 04 avril à 18h30 : Danse, culture, danse ! avec la découverte de Découflé
Le CCF et l’association L’Etincelle proposent, chaque 1er vendredi du mois, des soirées de projections vidéos danse. Elles se veulent un espace de découverte et d’échange d’oeuvres chorégraphiques d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs.
3ème soirée : Un voyage farfelu à souhait sur la planète Découflé !
Ce chorégraphe allie avec talent le facétieux et le spectaculaire l’agrémentant généreusement d’humour et d’une pointe d’absurde.
Vendredi 17 avril à 20h30 : Wando les masques par la Cie Kongo Ba Teria
Le masque, lorsqu’il est déposé, est un accessoire, un objet, intriguant pour certains, oeuvre d’art pour d’autres. Porté par l’homme qui est considéré comme son gardien, il constitue un être sacré, intermédiaire entre les hommes et le monde surnaturel vénéré. Il exprime le mystère des forces métaphysiques et provoque des sentiments de respect, de frayeur ou d’allégresse. Masque humain ou spirituel ? Peu importe, l’idée d’associer le masque à la création chorégraphique est comme une sorte de retour aux sources de la danse contemporaine.
Dans ce spectacle, parlant de masque, on fait allusion aux marionnettes. Le créateur développe une écriture chorégraphique qui utilise les marionnettes comme des personnages à part entière. La compagnie expérimente ici une fusion entre les marionnettes, les masques, la musique et la danse…
Ce spectacle interroge la réalité du danseur et de la marionnette : qui manipule qui ? Qui produit au final cette énergie, cette énergie interne qui pousse à se mouvoir. D’où, ou plutôt de qui vient l’émotion ? Comment ces deux êtres communient-ils quand ils se rencontrent dans le même environnement ?
Mercredi 29 avril à partir de 16h30 :
Danser dans la rue pour faire danser la rue !
A l’occasion de la fête internationale de la danse, l’atelier
d’improvisation vous invite à assister et participer à un rendez-vous
festif et créatif.
Ce parcours chorégraphique, improvisé et déambulatoire, partira de la
place de la mairie et se poursuivra ensuite sur d’autres sites de Bobo,
allant ainsi à la rencontre des habitants et des passants.
Gommer la frontière entre l’art et le quotidien, le public des salles de
spectacle et celui de la vie. L’espace public devient alors source
d’inspiration et d’improvisation.
Cette performance se clôturera dans les jardins du CCF où vous sera
proposé une projection vidéo danse, florilège de chorégraphes de renom.
Parcours indicatif : rendez-vous à 16h30 : place de la mairie, puis Sitarail, avenue de la Nation et 18h au CCF.
CONFERENCES
Samedi 05 avril : Bobo sous les étoiles
2009 : Année de l’astronomie
L’astronome Sébastien Fontaine propose au public bobolais une soirée d'observation du ciel en 2 phases
- présentation général du ciel : onstellations, planètes, étoiles...
- observation instrumentale à la lunette/télescope
En ce début du mois d’avril, nous verrons bien la Lune (cratères, montagnes, mers...) et Saturne : deux objets parfaits pour s'initier à l'observation du ciel, alors soyez au rendez-vous !
Sébastien Fontaine est ingénieur projet au département astronomie du Palais de la Découverte à Paris.
Mercredi 15 avril à 18h30 : Picasso et l'Afrique avec Peter Stepan
Un chapitre très fascinant de l’art du 20ème siècle.
Auteur du livre “La collection Picasso de l’art africain et océanien”, Peter Stepan a fait de nouvelles recherches sur la relation entre le grand artiste hispano-français et l’art de l’Afrique. Dans cette conférence l’historien d’art va presenter une nouvelle formule pour mieux comprendre le “primitivisme” de Picasso. Il nous fait connaître les oeuvres d’art les plus importantes qui se trouvaient dans les collections de Picasso et présentera des comparaisons avec des chef d’oeuvres du peintre et sculpteur. Le tableau “Les Demoiselles d’Avignon” sera au centre du discours. Il va réexaminer notre concept du “primitivisme” et proposer des models alternatifs. Dans un cadre plus ample l’exemple de Picasso sert comme paradigme pour revaloriser l’influence des arts d’Afrique, et d’Océanie ainsi que des cultures pré-classiques européennes sur l’art Occidental du 20ème siècle.
En partenariat avec le Goethe Institut.
Samedi 25 avril à 16h : journée mondiale contre le paludisme
Coup de projecteur sur le passé et le futur de la lutte contre le paludisme en Afrique.
A l’occasion de la Journée Mondiale contre le Paludisme, qui en est à sa 9ème édition, le CCF propose un conférence animée par une équipe de scientifiques de l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement, Montpellier) et de l’IRSS (Institut de Recherche en Sciences de la Santé, Bobo-Dioulasso). Cette conférence est destinée non seulement à faire écho à la campagne de l’OMS "Faire reculer le paludisme", mais aussi à améliorer la sensibilisation. Elle donnera également l'occasion aux intervenants d'attirer l'attention tant des experts, que du grand public, sur les progrès scientifiques en matière de lutte contre le paludisme, dans le contexte particulier des pays en développement.
Intervenants :
Dr. GOUAGNA Louis Clément et Dr. SIMARD Frédéric, chercheurs scientifiques, Institut de Recherche pour le Développement, Montpellier - France
Pr. OUEDRAOGO Jean-Bosco, Dr. Roch DABIRE, chercheurs scientifiques, Institut de Recherche en Sciences de la Santé /Centre Muraz , Bobo Dioulasso – Burkina Faso
CINEMA
Ciné sous les étoiles !
Les projections ont lieu en plein air salle Icare et repli salle atelier en cas de pluie.
Vendredi 10 avril à 20h30 : AVANT PREMIERE avec Ceux de la colline
GRATUIT
Un documentaire de Berni Goldblat, 2009, 72mn.
Production : MirFilms / Coproduction : Cinédoc Films
Autour d’une mine d’or improvisée sur la colline de Diosso au Burkina Faso vivent des milliers de personnes : orpailleurs, dynamiteurs, marchands, prostituées, enfants, guérisseurs, coiffeurs et marabouts composent cette ville éphémère.
Ces hommes et ces femmes ont tout abandonné dans le même but de faire fortune. Malgré les dangers et les désillusions, la ruée vers l’or continue inlassablement.
En AVANT 1ère au CCF et en présence du réalisateur Berni Goldblat, du chef opérateur Michel K. Zongo et de l’ingénieur du son Moumouni Jupiter Sodré.
Samedi 11 avril 20h30 : A l'ombres des masques
de Valéry Gaillard, 2006 - 55mn
2004-2006, l’exposition « Africa Remix » ouvre ses portes dans 3 grands musées européens, dressant un état des lieux de la création contemporaine en Afrique. Sont présentées des peintures, des sculptures, des installations vidéo qui proviennent des quatre coins du continent. A l’ombre de ces œuvres, ce sont des artistes individuels, connus et reconnus, qui prennent la parole depuis les petits rectangles de carton qui les accompagnent. Chacune d’entre-elles nous en apprend un peu plus sur les quelques décennies pendant lesquelles l’Afrique et ses artistes ont tellement changé. Un film semblable à l’objet qu’il décrit : un réseau, un maillage fait de portes qui s’ouvrent et nous font bifurquer, progresser, réfléchir.
Jeudi 16 avril à 20h30 : La mort dans la savane - Ruée vers l'or en Afrique de l'Ouest
Documentaire de Rolf Pflücke.
À la fin de la saison des pluies, des milliers d’hommes se dirigent vers les mines d’or abandonnées du Burkina Faso : fils de paysans sans revenues, étudiants sans travail, soldats après leur service. Depuis que « la vie chère » a fait exploser les prix, beaucoup de gens considèrent l’or comme leur dernier espoir. Les camps poussent dans la savane : sans eau, sans canalisation, sans médecin. Peu de temps avant la fin de la saison de pluie il y a une catastrophe : 34 personnes se noient dans le flot.
Mardi 21 avril à 20h30 : Le prix de l'or
de Camille de Vitry, 2002, 1h34.
Le Mali produit l'or le moins cher du monde…à quel prix ? Par millions de tonnes le minerai aurifère est traité au cyanure - et dégage vers l'Occident des millions de dollars de bénéfices. Sur place, restent les poussières et les boues toxiques, les nappes phréatiques infestées ; les ouvriers sacrifiés à un apartheid silencieux ; et la dette extérieure malienne, infinie... Mais, face aux multinationales minières qui "mettent en valeur" le gigantesque gisement de Sadiola, les populations locales se mobilisent. Polar véridique, documentaire scientifique ou farce tragique ?
Vedredi 24 avril à 20h30 : Rêves de poussière
de Laurent Salgues, 2008, 1h26
Prix du meilleur long métrage de fiction, Le Griot de Vent Tarifa 2007, Prix Spécial du Jury, Prix SIGNIS, mention spéciale Amiens 2006...
Mocktar Dicko, un paysan nigérien, vient chercher du travail à Essakane, une mine d'or au nord-est du Burkina Faso. Dans cette prison aux barreaux de vent et de poussière, il espère oublier un passé qui le hante.
Mardi 28 avril à 20h30 : Mamio ou l'exil des dieux
de Nissi Joanny Traoré, 52mn
Le film traite du problème du pillage des biens patrimoniaux en Afrique à travers l'histoire de Mamio, un fétiche. Le vol d’objets de culte prive les communautés africaines de la célébration de rites et les sociétés perdent chaque jour une partie de leur histoire en Afrique en général. Au Burkina Faso en particulier, les moyens de lutte contre le pillage des biens culturels ne sont pas à la hauteur du trafic. “L’affaire Mamio” c’est la disparition du masque Yêbga (caïman) de Doudoulma...
Jeudi 30 avril 16h : Le roi des masques
De Wu Tian-Ming, 1998, 1h41
En Chine centrale, au début du siecle, un vieux maître de l'opéra a choisi de vivre dans la rue, en saltimbanque. Il est montreur de masques et son habileté a en changer devant des spectateurs qui n'y voient que magie l'a fait surnommer le roi des masques. Le vieil homme veut transmettre son art et décide d'adopter un garcon. Il se prend d'affection pour l'enfant qu'il adopte et qui suit son enseignement avec un vif interet. Jusqu'au jour ou le vieil homme découvre qu'on lui a vendu une fille, ce qui rend impossible son héritage puisque seuls les héritiers males peuvent exercer ce metier.
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