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du 03 au 28 : exposition des bogolans de Harouna Koné Baba Bomba
THEATRE
Mardi 10 février à 20h30
Quartett de Heiner Müller
Mis en scène par Fargass Assandé
Quartett est une autopsie des ressorts du désir, de l'amour propre et de la passion. C'est aussi le miroir d'une société décadente qui veut ignorer ou dissimuler cette dégénérescence. Quartett met aux prises deux protagonistes qui démontrent la mécanique du désir et de la haine. Dans ce huis clos, qui abrite un duel sans merci des pensées révolutionnaires de l'époque charnière de l'Europe d'après guerre, se joue une sanglante comédie libertine qui aboutit à une tragédie.
En 2002, la situation socio-politique se détériore en Côte d’Ivoire avec la tentative de coup d’état et les déconvenues qui s’en suivront, hélas. Le comédien metteur en scène, Fargass Assandé qui oeuvrait jusque-là à Abidjan avec sa compagnie “Le N’zassa théâtre” se réfugie au Burkina Faso. Il crée une nouvelle structure à Ouagadougou.
L
e groupe d’acteurs africains se réunit sous l’appellation de “Compagnie N’zassa”. Fargass commence à travailler dans ce pays d’accueil. Sa démarche artistique enregistre positivement l’influence du metteur en scène Eva Doumbia avec qui il travaille depuis 2002 et s’enrichit de sa collaboration avec Ymako Teatri et Luis Marques.
Pour nourrir son travail artistique, la compagnie s’ouvre aux diverses cultures qu’offre le Burkina-Faso et l’Afrique de l’Ouest. Depuis, la “Compagnie N’zassa” a une identité propre sur la scène internationale.
Samedi 14 février à 20h30 / Clin d'oeil à la fête des amoureux !
Ganeya de Denis Bazié et mis en scène par Souleymane Koumaré
Par l’ensemble théâtral Badenya
Ganeya, une princesse guerrière et Ouidi, un jeune homme chasseur s’aiment... Pendant que la reine encourage sa fille dans son choix amoureux, le roi s’oppose, au nom de la coutume, à cette union. La cour royale, sous prétexte de respecter les traditions, appuie le souverain dans ce choix en mettant en évidence les divergences sociales. Chacun veut en fait assouvir ses propres ambitions. Cette mégalomanie entrainera le déclin d’une société en parfaite harmonie. Une tragédie qui retrace la disparition de l’authenticité africaine.
Denis Bazié est un enseignant burkinabè, écrivain assez méconnu en Afrique et en Europe. Au Burkina Faso il a gagné de nombreux prix littéraires et ses œuvres n’avaient jamais été mises en scène.
Il nous initie au monde complexe de la société burkinabè qu’il connaît intimement sans oublier les faits sociaux africains. Avec une étonnante écoute de ceux qui l’entourent, ces histoires nous parlent de la société, des peuples et de leur lutte pour exister. C’est un excellent exemple de la “littérature orale” qui se prête particulièrement bien à l’adaptation théâtrale.
Ganeya Lauréat de la XIVème édition du grand prix national des arts et lettres / SNC BOBO 2008.
Ganeya a été créé en novembre 2007 dans l’objectif de participer à la XIV édition du Grand Prix National des Arts et Lettres/ SNC 08. Le succès du spectacle tient certainement à la popularité de l’œuvre (présente dans la littérature africaine), à son thème d’actualité - le mariage forcé et les amours contrariés - mais surtout au mélange d’humour et de tragégie que la mise en scène et le jeu d’acteurs ont su concocter.
DANSE
“Sortie de résidence” de Salia Sanou
Vendredi 6 février à 17h
Pour clôre sa résidence de création au CCF, Salia Sanou propose de partager avec les artistes bobolais une répétition publique de son travail sur la recherche sonore dans le spectacle vivant. Cette “démonstration”, qui marque une étape dans le cycle de création, résonne avec le titre de son projet Dambé qui se traduit littéralement par “ce qu’on a envie de partager avec les autres, ce qu’on porte en soi comme un rayonnement”...
Avis à tous les artistes de venir comprendre ce travail et d’en discuter.
Danse, culture, danse !
Vendredi 6 février à 18h30 - gratuit
Le CCF et l’association L’Etincelle proposent, chaque 1er vendredi du mois, des soirées de projections vidéos danse. Elles se veulent un espace de découverte et d’échange d’oeuvres chorégraphiques d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs.
Comme l’histoire, l’art traverse l’espace et le temps pour raconter le passé et en éclairer le présent. L’oeuvre réunit pour chacun d’entre nous, en un instant intime et universel, ce que les époques et les cultures séparent. La danse quant à elle, art de l’éphémère par excellence, a trouvé dans l’image cinématographique une alliée incontournable pour lui rendre témoignage. Elle ouvre grand les portes de la culture chorégraphique d’hier et d’aujourd’hui.
1ère soirée : les sources de la danse moderne en Allemagne
La table verte de Kurt Joos (37mn) suivi d’un reportage sur le travail du chorégraphe.
Au moment où l’Europe traverse une de ces périodes les plus noires, en particulier en Allemagne où la montée du nazisme empoisonne la vie sociale, culturelle et politique, émerge un art nouveau : la danse moderne. Cette nouvelle approche du corps et du mouvement rompt avec la tradition du ballet classique. Elle lui oppose une danse proclamant la liberté du corps et un expressionnisme primant sur la beauté de la forme. C’est en Allemagne aussi qu’elle naît grâce à ses pairs majeurs que furent Rudolf Von Laban, Mary Wigman, Kurt Joos.
Atelier Da Yeelé
du 23 au 27 février de 15h à 18h
Dirigé par Sibiri Konaté assisté de Jean Ronsard
Suite à 3 semaines de stage en France auprès de Jean-Claude Gallotta, chorégraphe et directeur du Centre Chorégraphique National de Grenoble, Sibiri Konaté souhaite partager son expérience avec les danseurs de Bobo le moment d'un stage.
" Le sujet de la danse se ramène à une représentation de l'homme dans l'espace où se joue sa condition " J.C. Gallotta
Inscriptions du 1er au 22 auprès de Sibiri 76 16 36 80 ou Daphnée 78 83 03 73 CINEMA
THEMATIQUE / LITTERATURE AFRICAINE
Mardi 3 février à 20h30
L’enfant noir
De Laurent Chevallier, Guinée, 1995 - 1h32.
A Kouroussa, son village natal, entre Madou son père, roi des mécaniciens, Kouda sa mère si douce et sa bande de copains, Baba fait son apprentissage de la vie en harmonie avec le monde alentour. Mais Baba est en âge de rejoindre la capitale Conakry pour poursuivre ses études...où il sera pris dans la spirale de la vie urbaine et reçoit de plein fouet le monde moderne et sa violence. Camara Laye a écrit L’Enfant Noir en 1953.
Samedi 07 février à 20h30
Un Mali d’écrivains
de Patrick Cazals, France, 2001 - 26mn.
Comment, dans un pays africain qui tente de vivre démocratiquement, une création littéraire de qualité parvient-elle à exister ? Les écrivains maliens doivent-ils être d’abord reconnus sur le plan international pour s’imposer sur le continent africain ? L’édition en langue française est-elle aujourd’hui suffisante
Le film enquête sur la vie littéraire au Mali, à travers le témoignage d’écrivains africains.
suivi de
Albert Memmi, le nommade immobile
documentaire de S.E. Ferchichi, France Tunisie, 2004 - 52 mn
A partir d’une série d’entretiens, ce documentaire réalisé à Paris donne les clefs pour comprendre l’itinéraire et l’oeuvre de l’écrivain Albert Memmi. Juif, tunisien et français, il est l’auteur d’une oeuvre souvent à contre-courant. De ce qu’il nomme son “triple enracinement”, il a fait un alliage qui n’exclut pas le questionnement.
Cinéduc : Lettre d’amour Zoulou de Suleman Ramadan.
Samedi 07 février à 15h pour les collégiens et lycéens partenaires.
Organisé par l’association Initiatives Education Pour Tous en partenariat avec le CCF et le soutien de la Mairie de Bobo.
Mercredi 11 février à 20h30
Léopold Sédar Senghor, un long poème rythmé
documentaire de Béatrice Soulé, 1996 - 50 mn
Chantre de la négritude, le poète L.S.Senghor fut le 1er président du Sénégal. Hormis quelques images d’archives, le Sénégal d’aujourd’hui fournit, avec la voix et les écrits de Senghor, toute la matière de ce beau portrait, sobre et efficace, d’un grand homme d’Etat dont le destin politique fut inextricablement lié à la poésie.
Vendredi 13 février à 20h30
Le Gone du Chaaba
de Christophe Ruggia, 1997 - 1h36
Dans les années 60, une vingtaine de familles ont fui leur village algérien d’El-Ouricia, poussées par la pauvreté ou la guerre. Réfugiées au Chaaba, un bidonville français, elles se confrontent au dur apprentissage de l’intégration. Au travers de différents destins qui, chacun à sa manière, retracent l’itinéraire complexe de cette immigration, cette histoire s’attache au parcours d’Omar, 9 ans, déchiré entre ce petit morceau d’Algérie et la France.
THEMATIQUE / LITTERATURE DANS LE MONDE
Mardi 17 février à 20h30
Pourquoi (pas) le Brésil
de Laetitia Masson, France, 2004 - 1h32
C’est l’histoire d’une réalisatrice dans une mauvaise passe artistique qui pense que la vraie déchéance pour un cinéaste, c’est de se laisser aller à adapter un livre, et le pire, d’essayer d’adapter un “bon” livre. Malheureusement le seul producteur qui s’intéresse encore à elle lui propose le pire du pire : adapter le plus inadaptable des livres, parce qu’écrit par un vrai écrivain, contemporain et ami. Pourquoi (pas) le Brésil c’est l’histoire de cette adaptation à rebours, un livre qui adapte un film et au moment même où la réalisatrice, minées de doutes, renonce à faire le film, le film est fait...
Vendredi 20 février à 20h30
Ecrivain d’”O”
de Pola Rapaport, France, 2004 - 62mn
Documentaire sur la femme qui a écrit Histoire d’O, dissimulée derrière le pseudonyme d’un écrivain inconnu, Pauline Réage. Le secret, bien gardé pendant 40 ans, a finalement été levé en 1994, dans un article du New Yorker qui a révélé la véritable identité de l’auteur : Dominique Aury. Le film explore le mystère de la double identité de l’écrivain et nous plonge dans l’atmosphère culturelle du Paris des années 50.
Vendredi 27 février à 20h30
Extension du domaine de la lutte
de Philippe Harel, France, 1999 - 2h. Avec J.Garcia, C.Mouchet.
Le héros mène une vie normale dans la société actuelle parisienne, un travail de cadre relativement bien payé et une vie solitaire où l’ennui se dispute à la déprime...Lors de déplacements professionnels en province, il va apprendre à mieux connaître Raphaël Tisserand qui n’a qu’une envie : se débarasser de sa virginité et qui lutte désespérement pour atteindre ce but. Le roman du même nom de Michel Houellebecq est sorti en 1994.
CINE-CONCERT
Tamani
Documentaire de N. Guibert et S. Gouverneur
Mardi 24 février à 19h
en présence des réalisateurs et
suivi d’un concert de Barka Buudu
“Rythme, pulsation, battement, scansion... L’Afrique que nous avons rencontrée n’est pas celle des recoins de journal télévisé, dont l’éclat pâlit au fur et à mesure que l’on s’en éloigne et qui dit tout dans un souffle d’agonie... Comment ? On nous aurait menti ? l’Afrique n’est donc pas en train de mourir mais s’éveille à peine à la vie ?"
La projection sera suivie d’une présentation musicale de Barka Buudu, “peuples bénis”, en mooré ; dont le leader Art Melody apparaît dans le film. Né dans le quartier Samandin de Ouagadougou, le groupe est composé de 2 jeunes chanteurs Art Melody et Jah Kim. Ils proposent un style original qui est le “warba rap” entre hip hop et mélodies s’inspirant d’instruments traditionnels. Art Melody travaille à l’élaboration de son premier album avec le producteur de hip hop français MinimalKonstruction
qui a, entre autre, fait la bande originale du film
Tamani.
CAFE CONCERT
Pap Ras et Kita-Koulou
Mercredi 25 février à 19h00
De son vrai nom Hamadou Coulibaly, Pap Ras est né à Bobo dans le quartier de Diarradougou. Aimant chanter depuis son enfance il fait ses débuts dans le centre Djéliya avec la troupe Djéliya Espoir comme choriste et maracas, avant de rejoindre Kita Koulou. A côté d'El Maestro, il apprend à jouer à la guitare et perfectionne la maîtrise de sa voix.
Avec ses titres comme Kloklo et les coupables, il a laissé un souvenir inoubliable aux yeux des spectateurs de la SNC 08. Il parle d'amour, des problèmes de famille, pour la cause des enfants et surtout contre toute forme de violence dans un style reggae mandingue, fusion et wèlele. Accompagné sur scène par Assy Kouyaté, il utilise des instruments modernes et traditionnels tels que guitare, calebasse, djembé, tama, n'goni et balafon.
L’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Culturel/Musée de la Musique d’Hier et d’Aujourd’hui est une structure locale active et reconnue en tant qu’acteur culturel. Dans le cadre de son soutien à la professionnalisation des artistes musiciens l’ASPAC/Musée de la Musique d’Hier et d’Aujourd’hui et le CCF s’associent lors d’une commission pour le choix des artistes programmés pour les cafés-concerts.
CONCERTS
Aïcha Sanou
Vendredi 27 février à 20h30
Aïcha Sanou organise ce concert dédicace pour la sortie de son 2ème album. Originaire de Bobo, d’une famille de forgerons, elle commence à chanter et à danser dès son plus jeune âge pour des cérémonies traditionnelles. De la danse au chant, Aïcha a su associer de façon originale les instruments actuels (guitare, basse) à certains instruments traditionnels (djembé, balafon, doum-doum, karignan, calebasse, tama) pour créer sa musique, son style rempli de mélodies et de rythmes mandingues.
Harouna & Parissi
Samedi 28 février à 20h30
Une compagnie burkinabè qui restitue toute l'énergie africaine, soucieuse de promouvoir son identité culturelle ancestrale, tout en éclairant leurs créations d'influences contemporaines.
En 2004 Harouna Dembélé fonde le groupe " Parissi ". Il s'entoure de 14 artistes burkinabè et ivoiriens et restitue avec eux toute l'énergie africaine. Mu par le souci de respecter et de promouvoir son identité ancestrale et culturelle, il mène son art encore plus loin et agrémente les rythmes traditionnels d'un style nouveau et spectaculaire. Forts de leurs racines et de leurs vécus artistiques, ils expriment au travers de leur création tout leur amour de la tradition. Ce spectacle met en valeur la multitude d'instruments du griot : n'goni, djembé, bara, balafon, accompagné de chant et de danse. Leur 1er album " Landa" en est le savoureux fruit.
POUR LES ENFANTS
Chaka ou les cheveux sauvages
Cie la fille du pêcheur
Vendredi 13 février à 18h30
Ce spectacle destiné aux enfants à partir de 6 ans est en création au CCF du 05 au 13 février.
“Je désire m’inspirer librement d’une légende zoulou d’Afrique du Sud : la légende de Chaka, écrite par Thomas Mofolo, un écrivain du Lesotho. Chaka (1786-1828), jeune garçon rejeté par les siens, moqué et battu, devint le plus grand guerrier et le plus grand chef de toute l’Afrique. Il fonda l’empire Zoulou : «le peuple du ciel». Cette légende nous révèle comment un enfant humilié devint la cruauté même. Nous essayerons de raconter cette aventure de manière simple, naïve, juste, à travers la danse, le conte, le masque et le chant. Nous nous efforcerons de montrer l’épopée de cet enfant devenu roi, de manière poétique, imagée et stylisée afin de ne pas heurter ou choquer les enfants/spectateurs mais au contraire de les faire voyager et réfléchir. Ce spectacle traitera des thèmes de l’humiliation, mais aussi du regard de l’autre, de la sorcellerie, de la magie, de l’amour, de la guerre, de la domination, de la mort et de la vie. Un vaste programme pour un destin hors norme.”
Fabrice Taponard, metteur en scène
La rencontre entre Fabrice Taponard de région Rhônes-Alpes/France et Aguibou Sanou au Burkina Faso a rapidement scellé leur volonté de travailler ensemble. Leur intérêt partagé pour la danse, le conte et la musique les a conduit à imaginer une forme dans laquelle ces disciplines seraient intimement liées. Fabrice Taponard a également invité Tristan Ikor à participer à la création du spectacle. Saxophoniste et compositeur, il travaille particulièrement sur l’improvisation et le dialogue entre la musique et d’autres disciplines. La création du spectacle sera basée sur la capacité d’improvisation et de proposition des artistes. Texte, musique et danse seront soumis à ce processus. Fabrice Taponard apportera ses masques traditionnels balinais, qu’il utilise dans ses créations depuis quelques années.
Jeudi 26 février à 16h00
Ali Baba et les 40 voleurs
d’Yves Robert avec A.Treton, M.Isella, M.Lartigue, 1961 - 1h30
Juché sur un âne, Ali Baba se rend en chantant au marché aux esclaves. A la demande du riche Cassime, son maître, il fait l’acquisition d’une danseuse, la belle Morgiane dont il s’éprend bien vite. Pour la soustraire aux ardeurs de Cassim, Ali Baba fait prendre à celui-ci un breuvage soporifique puis il part acheter le beau perroquet vert pour lequel la jeune femme a manifesté de l’intérêt. Mais la caravane où a pris place le marchand est attaquée par les 40 voleurs commandés par le redoutable Abdul.
Sous l’arbre à contes
Jeudi 19 février à 16h00
Kabakoyé... Heé
Kacou Anazé ne veut rien partager. Kabakoyé... Heé ! Comment va-t-il s’arranger pour manger seul le champs d’igname ?
Venez suivre Tonton conteur avec ses conteurs à rebours.
Un jeudi par mois, l’association La Source, est accueillie au CCF pour un moment de conte dans le jardin avec les enfants.
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