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Vendredi 2 mai à 20h30 : Concert "Kinshasa / Ouaga" - Dans le cadre Festival Jazz à Bobo 2008. Rencontre musicale entre Ray Lema, Jean Goubald Kalala et Bil Aka Kora
Toujours en quête de découvertes, Ray Lema sillonne la planète pour enrichir son travail, belle synthèse entre musiques africaines et sons du monde entier. Il a enchaîné les collaborations : avec les français Jacques Higelin, Charlélie Couture et Alain Bashung, le jazzman allemand Joachim Khün, le trio vocal bulgare Chœur Trékia, les Tyours Gnaoua du Maroc… En alliant sons traditionnels et exigences mélodiques de la chanson contemporaine, Bil Aka Kora a donné naissance à la Djongo Music, du nom d'un des rythmes kasséna, son ethnie d'origine. Atypique, la musique de Jean Goubald Kalala est un cocktail de sonorités empruntées au reggae, au blues, au R&B, au jazz mais aussi à quelques influences méditerranéennes qu'il ajoute à sa rumba congolaise. Une résidence les réunit pour la création d'un spectacle unique. "Kinsasha-Ouaga" est un voyage du fleuve Congo aux Pics du Nahouri. Pour en savoir plus : www.myspace.com/raylema, www.bilakakora.com
Samedi 3 mai à 20h30 : Concert Roland Tchakounté - Dans le cadre Festival Jazz à Bobo 2008.
Né au Cameroun, Roland Tchakounté partage sa carrière entre l'Europe, l'Amérique du nord, et le Japon. Sa musique est un voyage entre le blues d'Afrique et d'Amérique. Premier artiste franco-camérounais invité à se produire au prestigieux Chicago Blues Festival en 2005 aux côtés de Buddy Guy, Koko Taylor ou Honeyboys Edwards, ce parisien d'adoption, admirateur de John Lee Hooker, Muddy Waters et Ali Farka Touré, chante le blues en Bamiléké sa langue maternelle. Roland Tchakounté joue un blues indigène avec une nature africaine et une culture européenne. Sur scène, il est accompagné de Mick Ravassat (guitare électrique) et Mathias Bernheim (percussions).
Pour en savoir plus : www.roland-tchakounte.nuxit.net
Du 5 au 31 mai : Exposition Sida : L'espoir naît du partage du savoir.
Quelles sont les grandes avancées de la recherche sur le sida réalisées par des équipes françaises et des chercheurs des pays du Sud depuis la découverte du virus, il y a 23 ans? A travers plusieurs exemples de questions posées aux pays du sud (la diversité des virus, la prise en charge médicale adaptée, les traitements simplifiés, la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant...), l’exposition montre les réponses apportées par les chercheurs du Sud et du Nord mais également les questions qui restent encore posées en 2007.
Du 5 au 10 mai : Atelier de formation en danse animé par Serge Aimé Coulibaly.
A l’occasion de sa résidence à Bobo-Dioulasso, Serge Aimé Coulibaly prévoit un atelier de formation. Pour impliquer les jeunes hommes et jeunes filles de cette ville, avides de formation artistique, Serge Aimé Coulibaly propose une plate-forme d'échanges pour susciter la réflexion sur les pratiques chorégraphiques, sur comment placer sa danse dans le contexte de la mondialisation et comment donner aux danseurs et aux chorégraphes des outils intellectuels et critiques pour faire des créations de qualité et surprendre le public. Contenu : technique de danse, projection de vidéo-danse, improvisation, éléments de lecture d'un spectacle. Inscriptions auprès du secrétariat jusqu'au 2 mai.
Jeudi 8 mai à 18h30 : ¨Projection-débat. Soirée thématique sur la prévention de la transmission du virus du Sida de la mère à l’enfant.
Projection du documentaire “Pour des jours meilleurs...” de Mélanie Pavy et Damien Mottier (durée : 36 min). L’épidémie de sida constitue un des défis majeurs du XXIème siècle. Elle frappe durement les pays du Sud où des régions entières sont déstabilisées par la maladie. Les chercheurs français, en collaboration avec leurs confrères du Sud, tentent de trouver des solutions thérapeutiques et préventives adaptées au contexte économique et socioculturel de ces pays. La prévention de la transmission du virus de la mère à l’enfant est l’une de leurs priorités. À travers deux essais cliniques menés au Burkina Faso et au Cambodge, ce film donne la parole à des femmes infectées par le VIH, des médecins, des chercheurs et des représentants associatifs.
La projection sera suivie d’un débat avec Christine Kafando, présidente de l’Association Espoir pour demain et le Dr Paulin Sao, médecin épidémiologiste au Centre Muraz, Chargé de projet Kesho-Bora.
Mercredi 14 mai à 20h30 : Danse. la Cie Irène Tassembedo : Le Sacre du Tempo
Il était une fois, dans un village, un tabouret sacré. Ce tabouret était unique en son genre de par le rôle qu'il jouait dans la vie des habitants du village. Il était en effet tout à la fois le gardien, le totem et le régulateur du village.
Il avait entre autres le pouvoir d'aider les femmes qui ne pouvaient enfanter, de soigner les enfants et les vieux. Il était réputé être surtout à l'écoute des femmes du village et donc par leur intermédiaire à l'écoute de toute la communauté.
Mais ce tabouret fut un jour dérobé par un habitant cupide du village, qui le vendit.
L'histoire de cette pièce chorégraphique débute après le vol du tabouret. Le village a brutalement perdu son équilibre. La folie s'est rapidement emparée des femmes et des hommes.
Mardi 20 mai à 20h30 : Tournée régionale théâtre : A Love Supreme, in memoriam John Coltrane
John Coltrane, au coeur de cette nouvelle, écrite au début des années 80 par Emmanuel Dongala, l’un des écrivains africains les plus talentueux qui a choisi pour titre le chef d’oeuvre du musicien.
A Love supreme comme la quête spirituelle d’un créateur révolutionnaire, comme la mémoire déchirée de ses fulgurances rauques.
A Love supreme comme le souvenir de l’Amérique de la ségrégation et des combats pour y mettre fin.
A Love supreme comme la prise de conscience d’un exilé et l’étonnant regard, fasciné et inquiet, porté par la communauté noire américaine vers le continent africain.
A Love supreme comme une soirée de jazz, comme un instant de connivence, comme un partage complice.
Samedi 24 mai à 20h30 : Danse. La Cie Faso Danse Théâtre : Babemba . En résidence création du 5 au 24 mai
Avec cette pièce, Serge Aimé Coulibaly aborde un sujet éminemment politique en résonnance avec la précédente œuvre “A Benguer” qu’il a créée en 2006. En effet, face à la vague d’immigration tragique et massive qui a fait circuler dans le monde l’idée d’un continent déboussolé, Babemba veut s’adresser à la jeunesse et aux dirigeants africains. Les ressorts de l’espoir et de motivation pour des lendemains meilleurs existent et ont toujours existé.
Il suffit de scruter des contemporains, tels Lumumba, Kwamé N’Krumah, Thomas Sankara, Nelson Mandela mais aussi plus loin de nous, El Hadj Omar, Samory Touré ou Shaka Babemba, qui ont, par des actes concrets et significatifs, transformé leur destin personnel mais aussi et surtout celui de leur peuple.
Mercredi 28 mai à 19h00 : Café-concert : La Troupe Djiguitougou
La troupe Djiguitougou, qui signifie " espoir " en langue dioula, a été créée en 2004 à Bobo-Dioulasso. Composée de huit jeunes musiciens, avec des instruments tels que le Balafon, le Bara, la flûte Bobo, la troupe chante en langue dioula, bwaba et bobo et fait passer des messages sur le trafic des enfants, les enfants des rues. La troupe Djiguitougou a fait sa première tournée en 2005 aux Pays-Bas, puis a participé à l'édition 2006 de la Semaine National de la Culture où elle a obtenu la quatrième place de sa catégorie. En novembre 2006, la troupe a joué au festival Triangle du Balafon à Sikasso au Mali.
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