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Samedi 5 janvier à 20h30 : Tim Winsey et le Wassamana
Multi instrumentiste, Tim Winsey s'est fait connaître par sa maîtrise de l'arc-à-bouche traditionnel samo : le lolo. Natif du pays San, il est aujourd'hui considéré comme le virtuose incontesté de cet instrument immémorial aux vibrations envoûtantes. Il a crée un style qui n'appartient qu'à lui : le wassamana groove, un style unique, fusion de rythmes samo et de sonorités rock, à la fois fortement enraciné dans une terre et ouvert à de multiples influences. Il décide de créer son groupe : le Wassamana. En 2004, sort leur premier album Zessa. Le public comme la presse est au rendez-vous pour son lancement lors de Jazz A Ouaga 2004. Puis le groupe tourne en Europe durant l'été 2005. Tim Winsey et le Wassamana se produisent aujourd'hui pour la première fois au CCF Henri Matisse.
Du 7 au 13 janvier : Premier chantier « Koltès, La Quête de l'autre »
Ce projet autour de Koltès s'articule sous forme d'ateliers de janvier à mars, au sein des CCF de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso, auxquels participeront une dizaine de participants. Chaque chantier abordera une thématique à partir de l'œuvre de Bernard-Marie Koltès. Le premier chantier se déroule à Bobo-Dioulasso du 7 au 13 janvier et s'attache à étudier l'itinéraire de l'homme Koltès et la lecture de l'œuvre et la dramaturgie. Les ateliers sont menés par Moïse Touré, metteur en scène, directeur artistique de la Compagnie Les Inachevés. Moïse Touré a créé la Compagnie Les Inachevés, en 1983, à Grenoble. Il poursuit son parcours en France et à l'étranger. Voyageur, il multiplie les collaborations artistiques. Il fait halte au Maroc, au Japon, au Niger, en Bolivie, en République Dominicaine, au Mali, au Brésil, au Sénégal, en Caraïbes. En apportant dans ses bagages des textes de Duras, Sartre, Koltès, Le Clézio, il crée des mises en scène en bambara, en arabe dialectale, en espagnol, en berbère, en créole. En avril 2007, il était en résidence au CCF Henri Matisse pour la pièce “2147, l'Afrique” créée avec Jean-Claude Gallotta, Rokia Traoré et Seydou Boro pour la danse et les auteurs Boubacar Boris Diop, Dieudonné Niangouna et Hubert Colas.
Djama BurenCirque : Résidence de création du 15 décembre au 15 janvier, Spectacle : vendredi 18 et samedi 19 janvier à 20h30
Djama BurenCirque est fait de rencontres. Rencontre initiale entre Dan Demuynck et Daniel Buren, puis avec Hassane K. Kouyaté, Philippe Nahon et tous les autres artistes qui peu à peu se sont joints au projet. Depuis plusieurs années, l'équipe de Djama BurenCirque avait le désir de travailler en Afrique sur les correspondances entre le cirque et les arts populaires africains comme la danse, la musique, la parole, la marionnette.
A Bobo-Dioulasso, l'équipe s'installe dans des structures sociales et culturelles au coeur des quartiers (le centre Djeliya, l'Espace Jeunesse Rencontre Dafra, le centre Siraba, le centre Djiguiya). C'est dans ces centres que sont répétées et présentées au public de petites formes du spectacle appelées "les duos". Chacun de ces duos sera présenté dans un "carré piste" spécialement crée par Daniel Buren pour l'occasion. Tous ces duos seront réunis sur le grand-rond point de Dafra pour créer la structure finale et le spectacle Djama BurenCirque.
A chaque présentation dans un centre socio-culturel pourra s'ajouter une partie artistique issue du centre lui-même. Ainsi, les "carrés pistes" seront un événement à part entière dans chaque lieu, chaque quartier, pour un public différent et avec des artistes différents, préparant la rencontre finale du grand rond-point de Dafra.
--- La presse en parle ---
Du 22 janvier au 1er Février : Exposition : La Soupape Ailée, vernissage le samedi 26 janvier à 18h30.
En 1995 à Bobo Dioulasso, deux artistes françaises Ange & Damnation initient des enfants à la peinture en improvisant un atelier dans une cour. Ces enfants, qui n'avaient jamais touché un pinceau, se sont révélés très coloristes. Leur enthousiasme et leur soif d'activités artistiques ont touché profondément les artistes qui décident de créer un atelier permanent, afin que ces enfants aient la possibilité d'exprimer leur créativité. En janvier 2002, l'association La Soupape Ailée et Yacine Sissoko ont inauguré un atelier-résidence de création artistique pour les enfants du quartier de SourouKou ki à Bobo Dioulasso. Cet atelier est ouvert à tous les enfants du quartier à partir de 7 ans. Les séances d'arts plastiques sont données par des artistes bénévoles de l'association venus de France et des artistes burkinabés. La Soupape Ailée ne reçoit pas de subvention pour ces ateliers. Le projet est financé par les adhérents et bienfaiteurs à l'occasion de l'exposition annuelle à Paris. Les ateliers sont gratuits pour les enfants. Cette exposition des œuvres des enfants propose une rétrospective des différents ateliers depuis 2002.
Samedi 26 janvier à 20h30 : Les Nuits Djongo : Serge Coulibaly et Bil Aka Kora
Les Nuits Djongo est un projet dont le but est de permettre à des instrumentistes talentueux et expérimentés de mener un travail de création artistique personnel et de le diffuser à travers différentes scènes. Bil Aka Kora, initiateur de ce projet à travers le label Djongo Diffusion, accompagne le bassiste Serge Coulibaly, mis à l'honneur pour cette troisième session des Nuits Djongo. Durant une résidence au Reemdoogo, Serge Coulibaly et Bil Aka Kora, grands complices de scène puisque Serge fait partie du Djongo System, ont mené un travail axé sur les rythmes et les harmonies autour de la guitare basse. Le spectacle se déroulera en deux temps : en première partie, Serge sera en solo à la basse, instrument majeur de ce spectacle. En seconde partie, sera proposée une savante alliance de prouesses techniques, de précision et de constance du tempo, mais aussi d'harmonies et de mélodies oeuvrant à la poésie des compositions. Autour de la guitare basse, trois voix jongleront autour de son tempo : Bil Aka Kora, Serge Coulibaly et Charlotte Tiendrébéogo, invitée dans le cadre de cette création. À travers des compositions originales, les Nuits Djongo donnent rendez-vous une fois de plus, à la qualité artistique et à l'innovation.
Mercredi 30 janvier à 19h00 : Café-concert : Razo Root Culture
Mohamed Kassoum Millogo alias Razo Root commence d'abord par chanter en s'accompagnant au djembé puis, à 15 ans, il devient un virtuose de n'goni et de kora, les instruments qui ont bercé son enfance chez son oncle paternel. En 1998, il part au Mali où, pendant cinq ans, il travaille avec l'orchestre Kanaga et côtoie de grand artistes comme Ali Farka Touré. La kora de Razo donne à entendre une sonorité à la fois suave et cristalline magnifiée par des talents d'improvisation de son maître. Aucune opposition entre modernité et instruments traditionnels mandingues, c'est là tout le talent de Razo Root Culture.
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