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Exposition photo : Anciens Combattants africains, des visages et des mots pour mémoire
Du 11 au 27 octobre

Une exposition polymorphe, qui associe l'image photographique (portraits, paysages) à des enregistrements sonores réalisés en France et en Afrique.

1914. C'est le début du sacrifice pour quelques 200 000 Africains envoyés pour défendre leur " mère-patrie ". Seconde guerre mondiale, Madagascar, Indochine, Algérie, autant de conflits auxquels les Anciens Combattants africains et nord-africains ont pris une part importante. Vedette de la réclame et figure incontournable de l'imaginaire francophone, le tirailleur est un personnage historique complexe aux multiples lectures : symbole de l'aliénation coloniale pour les uns, exemple de fidélité pour les autres, sa bonhomie naturelle, si souvent louée, lui a attiré bien des sympathies et autant de condescendance. Une histoire d'homme et de soldat.

Depuis 1998, la démarche de Philippe Guionie se propose de donner à cette mémoire oubliée ou méconnue, un écho nouveau. En collaboration avec des historiens, et des auteurs francophones, il s'agit de redonner une parole à ces tirailleurs africains - nos contemporains - et de rendre hommage à leur dévouement patriotique, tout en développant une démarche plus militante quant à leurs droits actuels.

Projection de deux documentaires, en écho à l'exposition : Mardi 23 octobre à 20h30
"Dans les tranchées, l'Afrique" et "L'Histoire oubliée, soldats noirs"

La Compagnie Tã présente : "Traces"

Avec le soutien financier de : Culturesfrance, Ministère Burkinabé de la Culture, du Tourisme et de la Communication, Africalia, Le Cendre de Développement Chorégraphique La Termitière, les CCF Georges Méliès de Ouagadougou et Henri Matisse de Bobo-Dioulasso

Au Centre Djéliya : Vendredi 12 octobre à 20h30
Au Centre Siraba : Samedi 13 octobre à 20h30
A l'Espace Jeunesse DAFRA : Dimanche 14 octobre à 20h30
Et Au CCF Henri Matisse : les 9 et 10 octobre de 9h00 à 12h00 et de 15h00 à 18h00 : atelier d'interprétation avec Auguste Ouédraogo et atelier d'écriture avec Bienvenue Bazié.

Du 9 au 13 octobre, la Cie Tã sera à Bobo-Dioulasso. A cette occasion, leur dernière création “Traces”, rencontre entre la danse contemporaine et les arts plastiques, sera présentée au Centre Djéliya, au Centre Siraba et à l'Espace Rencontre Jeunesse Dafra. Créée en septembre 2000, la compagnie Tã poursuit une recherche chorégraphique en danse contemporaine africaine et propose, depuis 2002, des formations continues aux artistes qu'elle rencontre lors de résidence et tournée en Afrique de l'Ouest.

“Traces”, dernière création de la compagnie, est le fruit de la collaboration entre la compagnie Tã et le Génie de la Bastille, association de plasticiens parisiens. Jacques Pibot, membre du Génie de la Bastille, a rencontré la Compagnie Tã lors d'un voyage à Ouagadougou en janvier 2005 et de cette rencontre est née l'idée d'une création, un échange entre les traces invisibles de la danse et celles, physiques, des arts plastiques.

Une première résidence a eu lieu au Centre Culturel français Georges Méliès de Ouagadougou en février 2006. Elle fut consacrée à la recherche d'éléments de travail et à la création d'une matière qui marque une fusion naturelle entre les deux disciplines.

Festival Waga Hip Hop à Bobo --- La presse en parle ---

Avec le soutien financier de : Culturesfrance, Africalia, et les CCF Georges Méliès de Ouagadougou et Henri Matisse de Bobo-Dioulasso

Cinéma
Lundi 15 octobre à 20H30 : Le prix de l'indépendance

"Le prix de l'indépendance" présente le travail et les réalités du label havrais DIN Records. La SARL Din Record est une véritable mini fourmilière. Comme dans toute entreprise les individus les plus importants ne sont pas forcément ceux qu'on voit le plus souvent. Mais ils sont indispensables pour la (sur)vie du label. On découvre donc l'organigramme de cette organisation: distribution, marketing, communication, comptabilité, infographie, vidéaste.

Un label ce n'est pas seulement les artistes. Il y a un travail acharné en amont, de la gestion administrative à la promotion des artistes, en passant par la diffusion ou la distribution des Cds, tout y est relaté explicitement dans les moindres détails. Un bel exemple d'engagement et de détermination …

Mardi 16 octobre à 20H30 : Fangafrika et Chronik Urbaine

Le film Fangafrika est le fruit de plusieurs années de travail du collectif Stay Calm autour du Rap Africain. Ces séquences filmées en situation sont entrecoupées d'interviews réalisées lors du festival Ouaga Hip Hop, à Dakar, lors du festival Hip Hop Awards, ainsi qu'à Paris. Rap vaudou du Benin, rap Hardcore du Mali, rap sucré-salé du Cameroun, rap féministe du Sénégal, nous transporte dans la réalité des grandes villes d'Afrique de l'Ouest.... Nous découvrons la complexité et la richesse de ce phénomène à travers les différents acteurs de la scène rap burkinabé. Une parole africaine qui aide à vivre et qui pousse à une salvatrice prise de conscience. Ce documentaire n'est pas figé. Déjà diffusé lors de la précédente édition du festival, il s'est nourri depuis de nouvelles expériences. Cette évolution mérite une attention particulière. Redécouvrons ensemble Fangafrika version 2007.

Chronik Urbaine décrypte le mouvement des Cultures Urbaines en Afrique. Cette émission TV traverse les villes d'Afrique de l'Ouest et se donne pour principe cardinal de rapporter les informations les plus récentes sur un sujet particulier (mode, théâtre, musique, cinéma...). Pour ce pilote, l'équipe du magazine s'est rendue au Burkina Faso, véritable carrefour culturel et par ailleurs capitale du cinéma africain à travers le FESPACO. Les groupes Yeleen et Faso Kombat nous font découvrir leur ville tandis que le sénégalais Awadi nous parle de son parcours et de la jeunesse Africaine. Chronik Urbaine offre une tribune d'expression aux artistes. C'est l'ambitieux projet de cette émission TV qui n'en est qu'à ses balbutiements, et qui connaît des débuts difficiles...Mais l'engagement et la ténacité des acteurs culturels qui portent ce projet ne peuvent être altérée car l'objectif apportera des retombées positives à toute la sous région.

Mercredi 17 octobre à 20H30 : Favela Rising

Favela Rising présente un homme et un mouvement, une ville divisée et une favela (bidonville) unie. Hanté par le meurtre de sa famille et de plusieurs de ses amis, Anderson Sá est un ancien trafiquant de drogue qui travaille à faire une révolution sociale dans le quartier pauvre le plus redouté de Rio de Janeiro. À travers la musique hip-hop, le rythme de la rue, et la danse afro-brésilienne, il rallie la communauté pour compenser contre la violente oppression appliquée par les gangs de rue et soutenue par la police corrompue.

À l'aube de la libération, juste comme la mobilité collective se fait forte et que les racines du mouvement afro reggae de Anderson est à son meilleur, un accident tragique menace de mener sous silence le mouvement pour toujours. Favela Rising célèbre la force de l'esprit humain pour arriver à se contraindre et à se taire devant des droits humains violés, devant de l'injustice sociale et de l'adversité inattendue.

Faisant la chronique de la grandeur du mouvement afro reggae, le film montre comment la musique et la culture de la classe inférieure se sont transformées en un catalyseur apportant les changements sociaux au sein des racines du Brésil. Surtout, Favela Rising est l'histoire d'une communauté saine.

Concert :
Jeudi 18 octobre à 20H30 : Lexxus Legal & PNB et Les D-Tenus

Les D-Tenus (Burkina Faso)

Les D-Tenus, c'est le dernier né des groupes de musique hip hop au Faso. Les D-Tenus, ce sont Porgo Adama, Sanfo Mahamadi et Coulibaly Mohamed. Il s'agit de trois jeunes bobolais qui ont été très vite piqués par le virus de la musique et en ont fait un hobby. Leurs premiers pas sur la scène musicale, les D-Tenus les feront en 1999 avec des titres composés sur des plateaux de spectacles de vacances. Ils parviennent à participer au concours Nescafé African Révélations en 2005 et à être finalistes à Accra (classé 4e). Par la suite, les D-Tenus se sont attachés les services de l'artiste Smockey et c'est dans le studio de ce dernier (studio Abazon) que l'album baptisé "A toi maman" a été enregistré avec les arrangements de Smockey. C'est un album de neuf titres sans remix. "A toi maman" est un album véhiculant des messages d'unité, de respect envers les parents et les aînés.

Lexxus Legal & PNB (RDC)

Issu de la Pensée Nègre Brute (PNB), Lexxus legal vient de sortir son premier album solo, accompagné de ses deux compères de PNB. Crée en 1999, PNB s'est très vite affirmé comme un groupe militant sur la scène hip hop de République Démocratique du Congo. En 2006, Lexxus legal sort “Artiste attitude”, fruit d'une maturité acquise, d'une réflexion profonde sur la société post conflit en pleine mutation. En RDC, l'album connaît très vite un succès et passe en boucle sur les ondes. Grâce aux activités qu'il développe au sein de sa structure "Racine Alternative", Lexxus Legal se pose en grand défenseur du mouvement hip hop, en organisant et en produisant des évènements de portée internationale tout en faisant découvrir la scène kinoise et ses jeunes talents. Il est sans conteste la tête de fil du mouvement qui acquiert de plus en plus de reconnaissance dans le pays du Ndombolo.

Cinéma :
Vendredi 19 octobre à 20H30 : La Danse de Jupiter

Kinshasa, dix millions d'habitants…Ici on ne trouve pas de matériel, de studios, de producteurs juste des rappeurs, bluesmen handicapés, griots, enfants des rues, inventeurs d'instruments, "ndombolistes". Ils composent avec des instruments de fortune, de la créativité et une vie dans le présent pur. Jupiter, leader du groupe Okwess International et prince du ghetto a entraîné Renaud Barret et Florent de la Tullaye dans les bas fonds de celle que l'on appelait " Kin la belle". Délivrée de toute illusion mais encore pleine d'espoir, la jeunesse kinoise ne parle que de changement, plus fort, de révolution. Dans cette capitale démesurée, les sans voix chantent pour être entendus par ceux d'en haut, ceux qui se paient en millions et qui divisent. L'identité évoquée ici leur est commune à tous. De la brousse, des ghettos, de la ville et à plus forte raison, de telle ou telle ethnie, peu importe. Seule l'unité compte. Fiers, les gamins enchaînent des "je suis congolais" reprenant le leitmotiv de Jupiter "c'est ici, au Congo, que se trouve notre richesse".

Concert :
Samedi 20 octobre à 20H30 : Oxmo Puccino & The Jazzbastards (France)

Après trois albums, Oxmo Puccino, auteur majeur de la scène rap française, signe, le temps d'un album, sur le label Blue Note et s'offre une expérience musicale née de son amour pour le jazz et de sa rencontre avec deux musiciens compositeurs : Vincent Taurelle et Vincent Taeger.

De cette rencontre est née l'idée et l'envie de faire un album au croisement du rap et du jazz, où les instruments rendraient hommage au mythique label de jazz Blue Note et soutiendraient la voix de miel du Black Mafioso. Entouré des "Jazzbastards", Oxmo Puccino viendra présenter les chansons de son nouvel album "Le Lipopette Bar”.

A propos d'Umané Culture ...

Waga Hip Hop est l'évènement phare organisé par une association qui se bat toute l'année pour pérenniser les initiatives culturelles dans la sous région.

Depuis dix ans maintenant, Umané Culture apporte sa collaboration artistique, administrative et technique pour produire, coproduire et diffuser des spectacles au Burkina-Faso, en Afrique et sur les autres continents.

Umané Culture se distingue toute l'année par une ligne artistique commune qui se confond avec celle du festival qu'elle a mis au monde il y a maintenant sept ans.