Jazz à Bobo
Du 29 avril au 5 mai
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Quinze ans déjà ! Et nous ne nous exclamons pas seulement pour le temps passé, nous nous exclamons aussi pour la poussée d'une manifestation qui aujourd'hui dépasse par son ampleur les espoirs les plus fous que nous nous faisions en 1992, lorsque nous nous projetions dans l'avenir, de la manière la plus optimiste. Du 27 avril au 5 mai 2007, Jazz à Ouaga, fêtera les "Noces de cristal" de son festival, cadre privilégié de diffusion et de promotion de la musique Jazz et ''apparentées'' d'ici et d'ailleurs.
Dans le monde de l'après 11 septembre, la question de la possibilité d'un dialogue inter-cultures se pose avec acuité. C'est ainsi que sous le thème "Rôle et place du Jazz dans le dialogue des cultures ", Jazz à Ouaga 2007 mettra l’accent sur :
- Des concerts et rencontres musicales avec des artistes d'ici et d'ailleurs. Au total : 12 concerts à Ouagadougou et Bobo Dioulasso;
- Le concept "Jazz - Caravane/ la musique au cœur du Burkina" avec 4 concerts à Koudougou, Ouahigouya, Ziniaré et Loumbila;
- Des master -class musicaux à Bobo Dioulasso
- Des projections de films sur le jazz.
Master - class animé par CHEICK- TIDIANE SECK
Du 29 avril au 3 mai de 10H00 à 12H00 et de 16H00 à 19H00
Claviériste Malien de renom, Cheick-Tidiane Seck se situe à la croisée du rhythm'n'blues, du jazz et de la tradition mandingue. Boulimique de musique depuis son plus jeune âge, Cheick Tidiane Seck apprend l'harmonium et le solfège auprès d'une sœur espagnole dans une mission catholique de Sikasso. Du "Super Rail Band" de Bamako, son premier groupe, à "Sarala" son album phare, le pianiste malien parcourt avec brio les scènes jazz et africaines du monde entier.
Les Palabres Bleues
Mercredi 2 mai à 20H30
Pendant toute leur enfance, le jazz et le blues étaient considérées comme des musiques noires. D'abord mal reçues par les élites culturelles, il ne leur aura pourtant pas fallu plus d'un demi-siècle pour convaincre les plus rétifs et acquérir leurs lettres de noblesse non seulement sur nos scènes, mais au fond de notre propre identité culturelle.
Aujourd'hui, la même relation d'adoption culturelle a commencé à s'établir entre des musiciens occidentaux et notamment helvétiques, et des cultures musicales africaines au passé séculaire, des formes directement apparentées au jazz et au blues, mais plus proches de leurs formes de leurs ancêtres communs. Initiées par le percussionniste valaisan Vincent Zanetti, au carrefour de parcours déjà riches en expériences de tous genres, les Palabres Bleues se veulent une rencontre musicale d'artistes imprégnés de jazz, de blues et de rythmes sahéliens avec leurs possibles racines africaines, dans un décor sonore où se côtoient librement timbres acoustiques séculaires et sonorités électriques. Un magnifique voyage à la fois dans les plaines d'Afrique et au cœur des cités occidentales.
John Yalley & Les Kiffys
Avec en première partie :
CHEICK- TIDIANE SECK et les musiciens de Bobo
Jeudi 3 mai à 20H30
Le zêzê-pop, ce genre musical de John Yalley se révèle comme une fusion de pop, de rock et de sonorités du terroir bété. Cette musique dégage de l'énergie qui s'accompagne d'une voix forte. Elle met en avant la voix et les thèmes abordés et se caractérise surtout par la profusion de sons de guitares électriques.
Pur produit de la double influence pop des années 70 et de l'art de la parole du pays bété, sa musique qui allie hard et beauté mélodique, sait se faire aimer et épouse parfaitement les besoins d'une Afrique aux carrefours du rural et de l'urbanité.
Quartet NYSYMB & Evanns
Samedi 5 mai à 20H30
N.Y.S.Y.M.B. LASCONY est jazz-poète, écrivain, documentariste et conférencier originaire du Congo-Brazzaville. Influencé par les poètes de la renaissance de Harlem, tels que Claude Mckay, County Cullen, Langston Hugues et Jean Toomer, ceux de l'arrière Afrique qui ont bercé son enfance, Léon Malonga, Antoine Moundanda, Sonni Labou Tansi, Sylvain Mbema, Tchikaya U Tamsi, Amadou Hampâté Bah et bien d'autres. Fidèle à la tradition des vieux poètes et conteurs, N.Y.S.Y.M.B. Lascony ne distille pas des poèmes au style académique, au contraire il entre en transe en clamant ses proses comme un être possédé. C'est un hybride poétique qui est capable d'incarner plusieurs écoles. Un jour, on peut l'entendre réciter une prose avec la fougue d'un prosateur haïtien, et un autre jour il peut paraître doux en lisant une poème à la manière d'un griot mandingue. Ce qui est flagrant chez lui, c'est la passion qui trahit toujours ses sources. Il a et fréquente depuis deux décennies tous les lieux mythiques où le jazz se produit. N.Y.S.Y.M.B. Lascony est un homme pluridisciplinaire qui trouve refuge dans divers domaines culturels, pour mieux achever son but : effacer définitivement la face calamiteuse de l'Afrique.
Chansse Evanns, saxophoniste ténor américain
Titulaire d'un "Bachelor of Science" en musique, Chansse Evanns y a suivi l'enseignement musical du saxophoniste et flûtiste Joe Brasil, qui enregistra le disque African Brass avec John Colltrane.
Son large répertoire de compositions personnelles va des ballades, blues, gospel en passant par un jazz plus contemporain, soutenu par un souffle puissant. “Ma musique est une musique de l'intérieur, afro-américaine et proche Gospel de mon enfance à Seattle. Depuis très jeune mes racines ont commencé dans les églises baptistes et le réunion de prières dans la communauté.”
A l’occasion de la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage, le 10 mai prochain, le CCF et le Mouvement international d'artistes engagés pour l'avenir de l'Afrique présentent :
Exposition : Négritudes, Mémoires Vivantes
Du 4 au 26 mai
Vernissage le10 mai à 18H30
Tout ce que la traite négrière a tenté d'exterminer, toutes ces cultures, toutes ces civilisations, tous ce que les peuples d'Afrique revendiquent aujourd'hui pour affirmer leurs identités et leurs valeurs. C’est de leurs racines originelles que les Africains de demain reprennent la maîtrise de leur propre destin, dans l'affirmation et le partage de leurs richesses avec le reste du monde. Ainsi, d'Aimé Césaire à Cheick Anta Diop, de Malcom X à Nelson Mandela, les idées développées dans le mouvement "Négritudes Mémoires Vivantes" s'appuient sur le message délivré par les "Anciens" qui ont imposé de se faire entendre.
De la poésie en acier, de la parole en bronze, des caisses remplies d'idées qui fâchent, des images qui disent vrai, des œuvres d'art réalisées dans un vaste travail de collaborations multiples par des artistes engagés, acteurs en première ligne de la société contemporaine. Une exposition modulable et ouverte à de nouvelles idées.
Avec la participation des artistes :
Adama DÉMÉ : peintre portraitiste à Bobo / Ibrahim DISSA : travail du bogolan et de la calebasse / DRALASS : peintre lettriste à Bobo / Kady DRAMÉ : actrice burkinabè de cinéma et de théâtre / Lionel GAMBA : écrivain de Brazzaville / Yacouba GUIRA : sculpteur bronzier à Ouaga / Anne-Marie JEANJEAN : écrivaine française / Sophie Heidi Kam : poétesse et dramaturge à Ouaga / Mory KANTÉ : sculpteur sur bois à Bobo / Abou KOÏTA : travail de la peau / Félicien Faha KOULATÉ : sculpteur et dessinateur d'Abidjan / Chris MATTIA : peintre française au Québec / Moussa OUATTARA : sculpteur bronzier à Bobo / Raymond PERROT : peintre français / Jean-Pierre RIBIÈRE : photographe français / Kribé SANOU : tailleur de djembé / Jean-François SCHMIT : musicien français / Daniel SERET : peintre belge / Laur.TIA : peintre ivoirien en France / TOLO : peintre à Bobo / Aminata Dramane TRAORÉ : écrivaine alter-mondialiste à Bamako / Idrissa TRAORÉ : forgeron à Bobo / ATTILA: sculpteur belge à Bobo.
Bélo (Haïti)
Lauréat 2006 du Prix Découvertes RFI - avec le soutien de RFI et Culturesfrance
Lundi 7 mai à 20H30
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Bélo (Haïti) :
Né à Croix des Bouquets en Haïti, tout comme Wyclef Jean, Bélo est un jeune auteur, compositeur, interprète. Doté de qualités vocales exceptionnelles, son style à fortes dominantes reggae et ragga panache subtilement les musiques de la Caraïbe en y ajoutant une touche de soul.
Autodidacte, il choisit la guitare comme instrument d'accompagnement et saisit toutes les occasions pour se produire en public.
Bélo se fait rapidement remarquer pour ses performances scéniques et enregistre son premier album. Sorti en août 2005, "Lakou Trankil", est une œuvre personnelle et engagée qui traite, à travers des mélodies finement ciselées, des problèmes que traverse son pays.
Le succès est au rendez-vous en Haïti et dans les Antilles françaises. Cette année, le concours de radios francophones "Radiofffonies" a classé Bélo parmi les 20 meilleurs artistes francophones.
A propos du Prix Découvertes RFI...
Radio France Internationale organise depuis 1981 le Prix Découvertes RFI. Ce Prix constitue pour les artistes et les groupes d'Afrique, des Caraïbes et de l'Océan Indien un appui déterminant au développement de carrière sur le marché du disque et du spectacle vivant. Le Prix Découvertes RFI a contribué au lancement de nombreux artistes dont: Didier Awadi (Sénégal), Tiken Jah Fakoly (Côte d'Ivoire), Rokia Traoré (Mali), etc.
La Cie Salia nï Seydou présente :
"Sindi, Shut up" et “C’est à dire”
Samedi 12 mai à 20H30
avec le soutien de Culturesfrance
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Sindi, Shut up
Sindi…c'est le courage que l'on a en soi, sa dignité que l'on garde et qui nous donne la volonté et le plaisir d'aller vers les autres, de nous mêler aux autres, d'échanger avec les autres tout en gardant sa dignité.
Sindi… est aussi une vie personnelle dont on ne doit pas se mêler, une confrontation intérieure, le point d'un silence…
Sindi… se veut être une vibration énergique pleine d'émotions…la transmission d'un message au sol avec des gestes qui nous amènent à sentir la couleur des traces et les cicatrices dans lesquelles coule le sang des ancêtres.
Chorégraphie / Interprète : Ousseni Sako
Musique : Dramane Diabaté
Création lumières : Thierry Bambara
Costumes : Joe
Ingénieur son/Lumières : Anne Dutoya
Production et diffusion :Esther Ouoba et Marie de Heaulme
Production : La compagnie Salia ni Seydou
Avec le soutien du : Centre culturel français – Georges Méliès (Ouagadougou)
"C'est à dire..."
"C'est-à-dire…, est un fragment de ma vie. Fragment relaté d'une manière véridique et quelquefois détournée, pour questionner d'autres vérités. Celui qui peut comme par hasard rencontrer celle de l'autre et des choses. L'envie de me confronter aujourd'hui à un solo était pour moi nécessaire. Une manière de se mettre en danger, se mettre nu face à moi-même afin de pouvoir continuer au-delà du spectacle ou m'arrêter." Seydou Boro
Un plateau nu. un tabouret. Une guitare. Un homme seul qui nous parle... et qui danse. Pour cette cinquième création de la compagnie Salia nï Seydou, Seydou Boro revient seul dans une mise en scène épurée, une écriture singulière et puissante où se mêlent humour, gravité, sensibilité et émotion. Une performance d'une heure, travail résolument personnel où Seydou questionne sa relation à la danse, à la création, et pose de manière fondamentale la question de l'Afrique face à la création artistique aujourd'hui.
Chorégraphie / texte / musique : Seydou Boro
Assisté de : Salia Sanou
Danseur : Seydou Boro
Direction d'acteur : Amadou Bourou
Création lumières : Laurent Cauvain
Costumes : Martine Somé
Ingénieur son/Lumières : Anne Dutoya
Production et diffusion :Marie de Heaulme et Esther Ouoba
Coproduction : Le Centre Culturel Français Georges Mélies – Ouagadougou ;Le Carrefour International du Théâtre de Ouagadougou (CITO) ; La compagnie Salia ni Seydou ; Le Manège de Maubeuge - scène nationale
Avec l'aide de l'association Beaumarchais
Remerciements : CCN de Montpellier/Languedoc-Roussillon (accueil studio) ; Le Lieu Unique - scène nationale de Nantes.
L’opéra du Djembé
Création musicale de la Cie Anseko - Madeni Kienou et 30 musiciens
Samedi 19 mai à 20H30
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Le djembé est un instrument de percussion qui a fait le tour du monde. Pourtant, demeurent beaucoup de pays qui ignorent l'originalité de cet instrument, l'exploitation variée que l'on peut en faire et sa capacité d'adaptation à divers genres musicaux.
Au Burkina Faso, surtout dans le domaine de la musique moderne, la percussion est marginalisée et ne trouve pas souvent une place au sein de ces groupes. La programmation électronique dans les studios d'enregistrement contribue à aggraver cette situation. Pourtant, la percussion est comparable à la ponctuation d'une phrase.
Partant de ces constats, considérant que les musiciens percussionnistes doivent pouvoir s'exprimer dans un vrai cadre de réflexion et de création, Madeni Kienou a décidé de donner du souffle à cette musique ancestrale en réunissant une vingtaine de musiciens dans le cadre d'un nouveau concept : créer un "Opéra du Djembe" et générer une interaction avec quelques musiciens qui excellent dans le genre moderne comme Alif Naaba et Bil Aka Kora.
Madeni Kienou, multi instrumentiste confirmé, a déjà brillamment montré au cours de ses concerts ou de ses interventions en tant qu'invité dans des groupes de renommée (notamment Ray Lema), que la percussion est aussi un instrument de musique contemporaine.
Cet "Opéra du Djembé" sera donc le résultat d'un métissage de toutes les capacités de cet instrument : musique ancestrale et contemporaine à la fois et interaction avec d'autres genres musicaux.
Les musiciens :
Madéni Kienou / Bil Aka Kora / Alif Naaba / Mamou Sanogo / Sanogo Salif / Konaté Si Béma / Konaté Aboubacar / Konaté Mahamoudou / Konaté Karim / Dembélé Sékou / Coulibaly Adama / Dembélé Souleymane / Alain Nyamé Ebangué / Moussa Traoré / Boundi Issa / Sissoko Drissa / Tounga Nicolas / Dramé Adama Junior
Bongo ou l'excision
Mardi 22 mai à 20H30
Considérée comme une des pratiques les plus avilissantes pour la femme, l'excision, véritable mutilation génitale de la jeune fille, est aujourd'hui combattue par les gouvernements des pays où elle perdure encore de nos jours. Au Burkina Faso, elle est officiellement interdite par les textes et punie comme une atteinte à l'intégrité physique de la femme.
Mais autrefois, et ce jusqu'à une période récente, l'excision était un passage obligé pour la jeune fille dans certaines régions du pays et les douleurs physiques et morales qui s'y rattachaient étaient tues comme de véritables tabous à ne pas transgresser. C'est là où se situe le propos de cette pièce chorégraphique.
Le spectacle va être interprété par deux femmes aux parcours différents et opposés. L'une, Burkinabé a été marquée de façon indélébile, dans sa chaire par cette souffrance, et surtout la douleur tue, réprimée et qui a pourtant besoin de s'exprimer, de s'extérioriser. L'autre, Française n'imagine même pas la possibilité d'une telle atteinte au fondement de la femme. Elle est étrangère mais, en tant que femme, sensible aux douleurs d'une autre femme.
Comment les corps vont-ils se dénouer ? Comment les langues vont t'elles exprimées les états d'âme de chacune? Quel dialogue peut-il y avoir sur leur vision du monde ? Quel langage peut-il s'établir ? Comment pensent-elles leur relation aux hommes ?
Asseta Zoungrana :
Asseta Zoungrana, née à Ouagadougou, entame une carrière de danseuse en intégrant la Troupe de la Maison des jeunes et de la Culture de Ouagadougou en 1994. Quatre années plus tard, elle est admise au Ballet National dirigé par Irène Tassembedo. Entre temps, de 1995 à 2005, elle suit des ateliers de formation auprès de grands noms du monde de la danse tels Salia Sanou, Seydou Boro, Germaine Acogny, Mathilde Monnier, Flora Stefen, etc..
Chorégraphe: Asseta Zoungrana
Assistant : Lassina Coulibali
Interprètes :Asseta Zoungrana / Johanna Mandonnet
Atelier -rencontre avec Asseta zougrana :
Pour les danseurs professionnels
Le 21 mai de 9H00 à 12H00 et de 16H00 à 18H00 et le 22 mai de 9H00 à 12H00
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