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Printemps des Poètes : Lettera Amorosa (Le poème d'amour)
Du 1er au 31 mars
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“Lettera Amorosa” est le titre d'un poème de René Char dont on fête en 2007, le centenaire de naissance.
"Merci d'être, sans jamais te casser, Iris, ma fleur de gravité. Tu élèves au bord des eaux des affections miraculeuses, tu ne pèses pas sur les mourants que tu veilles, tu éteinds des plaies sur lesquelles le temps n'a pas d'action, tu ne conduis pas une maison consternante, tu permets que toutes les fenêtres reflétées ne fassent qu'un seul visage de passion, tu accompagnes le retour du jour sur les vertes avenues libres." René Char
Tout au long du mois de mars: Exposition
Affichage de poèmes d’amour dans la bibliothèque et dans le jardin.
Mardi 20 mars - à partir de 9H00 : Lecture de poèmes
A l'occasion de la Journée Internationale de la Francophonie, les élèves de l'Ecole Française André Malraux de Bobo-Dioulasso feront une lecture de poèmes d'amour au CCF.
Jeudi 29 mars à 17h00
Jeudi littéraire: "Insularité et continentalité : les univers poétiques de Jacques Rabemananjara et Sophie Heidi Kam", présenté par Sid Lamine Salouka, Professeur.
Jacques Rabemananjara (1913-2005) :
Poète malgache engagé, membre de l'Academie Nationale des Arts, des Lettres et des Sciences de Madagascar, il a mené sa vie et sa carrière littéraire entre Madagascar et la France. Il est décèdé le 1er avril 2005 en France.
Sophie Heidi Kam :
Née en 1968 à Ouagadougou, cette poétesse burkinabé a obtenu à trois reprises le premier prix de poésie de la SNC et le premier prix écriture d’une pièce de théâtre.
Publication Cultures Sud/Notre Librairie :
En écho au Printemps des Poètes, le CCF vous présente le dernier numéro de la revue "Cultures Sud/Notre librairie" intitulé: "Poésie, grandes voix du Sud". Retrouvez Léopold S. Senghor, Aimé Césaire, Edouard Glissant, Malcolm de Chazal, Jean-Joseph Rabearivelo, Tchicaya U Tam'si, etc.
Exposition : Nourir 9 milliards d’hommes
Du mardi 6 au vendredi 30 mars
Cette exposition sur les défis de la sécurité alimentaire a été conçue par une équipe d'une quinzaine de scientifiques de la communauté Agropolis (Montpellier). Comment faire face à la croissance d'une demande alimentaire qui va sans doute doubler dans les cinquante prochaines années? Peut-on imaginer que l'on poursuive l'intensification de l'agriculture par des méthodes polluantes et destructrices? Comment assurer une alimentation adéquate et saine à tout être humain? La sécurité alimentaire représente un enjeu majeur pour l'ensemble des populations actuelles et des générations à venir. Comment parvenir à nourrir convenablement et durablement probablement neuf milliards d'hommes en 2050 ?
Conférence : La “sécurité” alimentaire
Jeudi 22 mars à 18h00
Parallèlement à cette exposition, M. Salia SANOU, animera une conférence/débat sur le thème de la “sécurité” alimentaire. Seront abordés l’évolution historique du concept de “sécurité“ alimentaire ainsi que les facteurs liés à la malnutrition dans la ville de Bobo-Dioulasso. Avec des interventions de représentants des Directions Régionales de l’Enseignement Primaire, de la Santé et de l’hydraulique.
M. Salia Sanou, Ingénieur agronome de l’ENSA de Toulouse et diplômé du CEFEB de Paris, exerce depuis 1984, les fonctions de consultant indépendant dans les domaines de l’élaboration de projets agricoles, du suivi-évaluation et de la sécurité alimentaire. De 1990 à 1997, il a participé à l’élaboration du Programme Sahel Burkinabé de lutte contre la désertification. De 1998 à 2001, il a assumé les fonctions d’expert national du Réseau de sécurité alimentaire de l’UE.
La Cie SOMBO présente AN BE TAA MI (Où allons-nous?)
Samedi 10 mars à 20H30
Création sélectionnée au concours « DANSE EN CREATION » des 6èmes Rencontres
Chorégraphiques de l'Afrique et de l'Océan Indien en avril 2006 à Paris, "Où allons nous?" est une peinture de notre société actuelle en déconfiture, où la morale agonise, où corruption, famine, guerre, prostitution, se côtoient.
Note du chorégraphe :
Le monde actuel est laid, hideux. AN BE TAA MI donne à voir au spectateur la réalité d'un monde où les apparences masquent la véritable nature d'un univers en perdition. Le spectacle offre cependant une lueur d'espoir...
La Compagnie Sombo est une association culturelle burkinabé évoluant dans le domaine de la danse. Créée en juin 2002, elle a pour objectifs, entre autres, de promouvoir une danse africaine, d'éduquer à travers la danse, de contribuer à la formation artistique et à la revalorisation du patrimoine culturel africain.
Avec en première partie :
«L’enfant de la rue»
Toutes les capitales ont leurs laissés-pour compte, ceux-là qui, pour une raison ou une autre se retrouvent dans les rues en quenouilles à mendier, à trimer afin d'avoir leur pitance quotidienne.
Chaque sphère du monde connaît ce phénomène sous une forme quelconque. Cependant, par une espèce d'anesthésie, certains s'enivrent tandis qu'à Bombay, à Rio de Janeiro, à Dakar ou à Bobo-Dioulasso des enfants, victimes innocentes vivent le calvaire de ceux qui ne connaissent pas les commodités et la chaleur d'une maison.
Un moment à partager avec ces damnés de la terre, voilà l'invitation qui nous est faite à travers « L’enfant de la rue ».
Adama Dramé et le Foliba présentent: KOULE KAAN ( Hurlements)
Samedi 17 mars à 20H30
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“Je hurle de douleur de voir les autres souffrir
Je hurle de notre indifférence
Je hurle de l’injustice sociale
Je hurle de l’impunité
Je hurle pour l’avenir, pour la paix, le progrès, la cohésion sociale, et l’identité.
Hurlons tous ensemble !” A. Dramé - Février 2007.
Adama Dramé :
Adama Dramé est né à Nouna au Burkina-Faso en 1954, dans une famille de griots. De culture malinké, il devient professionnel à l'âge de douze ans grâce à son père. Virtuose du Djembé, Adama Dramé revendique son identité africaine et sa fidélité à la tradition, à travers ses musiques, ses rythmes, ses compositions. Griot d'aujourd'hui, Adama Dramé a su communiquer cet amour de la tradition et de l'Afrique sur les scènes du monde entier.
Ce burkinabé à fort caractère a développé un jeu extrêmement riche avec beaucoup de frappes différentes. Il maîtrise la vélocité comme un cheval au galop. De plus, à lui seul, il réalise les différentes polyrythmies en voguant de l'une à l'autre ou en se débrouillant pour jouer le rythme résultant de deux ou trois rythmes. Il joue sur un djembé d'une taille peu ordinaire (45 cm.), ce qui lui permet d'avoir un jeu puissant sur les basses (forte colonne d'air). Mais cet instrument est tendu assez fort pour permettre des claqués secs et sans parasites et des toniques très incisives.
Depuis 1993, il se produit régulièrement avec Marc Vella. En 1999, il a effectué une grande tournée européenne pour la sortie de son dernier album : 'Le Géant du Djembé'. Un album issu d'une création avec le Royal de Luxe à Nantes : La Parade des Géants. En 2006, il a célébré son quarantième anniversaire de carrière et sorti un double album.
Retrouvons le cette année encore sur la scène du CCF pour le plus grand plaisir de tous !
Ablaye Cissoko en tournée régionale en Afrique de l’Ouest
Vendredi 23 mars à 20H30
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La légende du griot rouge :
Kimintang, jeune du village déplorait l'excès de tristesse, de violence, de peur des hommes et souhaitait les amener vers plus de sérénité. Il embarqua sur une pirogue, et remonta le fleuve affrontant de nombreux dangers. Arrivé, il rencontra un djinn, qui, afin de l'aider dans sa quête, lui proposa de rassembler une peau de veau, une calebasse, du bois de cola, une pièce de fer, un chevalet … Il assembla les pièces et monta 21 cordes. Le djinn se saisit de l'objet et dit a Kimintang : "Voici la Kora qui apportera la paix dans le cœur et l'âme des hommes. Tu trouveras dedans les réponses que tu es venu chercher". Ainsi naquit la Kora, magnifique harpe africaine dont la musique monte vers le ciel en un chant universel.
En tournée régionale dans les CCF d’Afrique de l’Ouest , venez suivre, au gré du vent, le parcours de Kimintang, le Griot Rouge, héros d'une légende millénaire.
Ablaye Cissoko :
Kimitang Mohamadou Cissoko dit Ablaye Cissoko, né à Kolda en 1970, est le descendant d'une famille de Griots. Il commence à jouer de la Kora à l'âge de 8 ans et donne son premier concert à 12 ans. Il s'inscrit au conservatoire de musique de Dakar. En 1986, il fait sa première représentation internationale en Norvège à Oslo. Puis il se rend à Saint-Louis du Sénégal et tombe amoureux de cette ville. Il y forme le groupe Ninki-Nanka qui se produit régulièrement dans tout le pays. En 2000, 2001 et 2002, le Jazz rentre dans la vie de Cissoko, il joue avec le groupe "African Project” et "Saint Louis Jazz Orchestra" pour le festival "Saint Louis Jazz".
Ablaye Cissoko fait partie de la jeune génération des artistes sénégalais. Il incarne la rencontre entre les traditions du peuple Mandingue et la création musicale contemporaine. Il vient de sortir son 2ème album : " Le Griot Rouge ", récital de kora et voix, chez Ma Case-Records.
Noces noires
Samedi 24 mars à 20H30
En résidence création du 1er au 23 mars
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L'orage persiste sur un pays tiraillé par une guerre civile. Les hasards de la vie ont réuni les représentants des deux groupes ethniques antagonistes dans un couple aux prises avec les tourments de la guerre et de l'amour. Un homme et une femme. Le couple, un amour en temps de guerre… L'homme aveuglé par son désir de vengeance reste enfermé dans sa logique guerrière et ne communique qu'avec son arme. Séparée des siens, sans souvenir précis de ses deux filles, l'épouse erre dans le désert de sa mémoire brûlée, elle tente de remonter le temps… jusqu'où ira t’elle pour raccommoder sa vie en lambeaux, pour supporter l'ultime solitude ?
Dialogues parallèles, “Noces Noires” se veut un hymne à la paix.
Note du metteur en scène :
Le propos général est de projeter la fiction sur la réalité de notre quotidien (si ce n'est le contraire), tout en faisant expérimenter au public comment la guerre, au-delà des dégâts matériels et des pertes en vie humaine, peut influencer l'amour... Cette sensation violente et pernicieuse doit être progressive. La scénographie stigmatisera la dégradation de l'environnement matériel et psychologique du lien conjugal. Poésie, chants et silence serviront de substance à la peinture de cette grande fresque d'absurdité, de décadence et d'animalité qui gouverne notre planète.
''Noces Noires…'' sera battie sur une cosmogonie singulière. A l'instar des dramaturgies médiévales, l'espace sera structuré en différents niveaux. Chacun sa place, chacun son rôle. La conception de mise en scène sera allégorique et comme dans toute allégorie, les personnages seront des entités sans caractérisation individuelle, sans identité morale ni psychologique. Cette crise du personnage nous conduira à une sorte d'impersonnage comme chez Beckett. Il privilégiera les formes simples et une relation intime avec le spectateur.
Le spectacle sera élaboré à partir d'une scénographie légère, rendant possible les implantations et les déplacements en divers lieux. Cette option mettra en évidence le travail des acteurs. Décors, lumières et autres objets de scène seront au même titre que le jeu des acteurs, autant de discours pour l'élaboration de l'œuvre scénique.
Exils 4
Vendredi 30 mars à 20H30
En résidence création du 18 au 31 mars
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La question des migrations internationales essentiellement Nord/Sud est une question centrale. Ces migrations ont une histoire, liée à la relation qu’entretiennent les Nations entre elles. Quels mots sont associés de nos jours à celui de migrant? Clandestin, réfugié, asile, oiseau, travailleur mais aussi africains, asiatiques, américains du Sud, européen de l’Est... Mais le corollaire de ces migrations est aussi l’identité.
Dans les années 1960 à 1980, beaucoup d'Africains subsahariens et du Nord sont venus, ont aimé, désiré, fait des enfants et sont repartis. D'autres parfois ont été "naturalisés". Que sont les descendants de ces émigrés? A quel territoire appartiennent-ils? Comment peut-on et peuvent-ils se nommer? La couleur de peau, la forme du corps indique l'origine, et le regard des autres fait d'eux des Africains. Mais que sont-ils en Afrique "chez eux"?
Pièce en trois parties :
La première partie mêle un texte écrit par un jeune auteur burkinabé, Aristide Tarnagda, des interviews de personnes nées entre 1960 et 1980 de parents immigrés, la danse de Sabine Samba et une bande son composée par Lionel Elian, évocation musicale du départ. Ce texte raconte le départ, mais aussi le vide. Une jeune femme seule, dans un espace vide, avec une chaise et sa valise.
La seconde partie est un texte court dit par les interprètes : La jeune femme arrive pour la première fois dans le village de son père (et/ou de sa mère). Il/elle est/sont ailleurs, ou mort(s). Mais la personne qui lui parle d'eux est un membre de la famille. Elle connaît les raisons du retour et de l'abandon de l'enfant. On voit toute la complexité de la chose, les différentes émotions contenues dans ces deux êtres, à la fois étrangers et familiers, la rancœur, la joie...
La troisième partie est réservée à la parole du public, que l'auteur interroge sur l'identité des personnages.
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