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40ème anniversaire de carrière d’Adama DRAME
Programme de la semaine du 3 au 8 avril :

Durant toute la semaine, le CCF Henri Matisse ouvrira ses portes au public pour venir découvrir une rétrospective des quarante années de carrière d’Adama Dramé, le maître du Djembé. Venez rencontrer Adama Dramé, sa troupe FOLIBA, ses élèves percussionnistes, formés aux quatre coins du monde.
Cette rétrospective se déroulera autour des activités suivantes :

Atelier de Formation :Lundi 3 et mardi 4 de 16h00 à 18h00 :
Cours de danse traditionnelle pour les danseurs confirmés animés par des membres de la Troupe FOLIBA
Lundi 3 et mardi 4 de 9h00 à 11h00 :
Ateliers d'éveil musical pour les enfants, en partenariat avec l’école André Malraux.
Lundi 3 et mardi 4 de 16h00 à 18h00 :
Master class pour les percussionnistes confirmés de Bobo-Dioulasso animé par Adama Dramé.
Portes ouvertes chez Adama Dramé : Mercredi 5 de 16h00 à 18h00 :
Adama vous accueille chez lui pour y découvrir son univers, son studio d’enregistrement ainsi que ses lieux de création. Une occasion privilégiée pour tous de le rencontrer.
Conférence :Jeudi 7 à 19h00 :
La place d'un artiste au Burkina Faso ? En quoi contribue-t-il au développement économique et social du pays ?
Exposition : Affiches et effets personnels relatant les quarante années de carrière d’Adama. Une loge sera reconstituée avec tous les souvenirs de l’artiste ainsi que des projections de films.
Spectacle :
Samedi 8 avril à 20h 30 :

Représentation en avant-première, de sa toute dernière création collective intitulée "FALATO (l'Orphelin)", spécialement créée et composée par Adama, avec le soutien du Service Culturel de l’Ambassade de FRANCE à Ouagadougou.

Théâtre :
La mort vient chercher chaussures
De Dieudonné Niangouna
Mercredi 5 avril à 20H30 – Avec le concours de l’AFAA – afriqueencréations et du CCF Georges Méliès de Ouagadougou

Pour trouver enfin un repos bien mérité, le soldat Entoche, sans doute mort au combat, réapparaît au pays à la recherche de l'objet de sa panoplie militaire indispensable à sa sépulture, le godillot qui manque à son pied. Sa réapparition vient déranger la petite communauté des vivants. L'auteur nous entraîne dans l'histoire " tragiquement gaie " de cette quête très prosaïque.
"Un texte qui fait parler les morts, boire les zombies et disjoncter les vivants dans un pays où porter les brodequins d'un homme, c'est posséder sa femme" (Joël Jouanneau).

Atelier de danse
animé par Serge-Aimé Coulibaly et Souleymane Porgo
Du lundi 17 au mercredi 19 avril

Atelier de formation à l’intention des danseurs et danseuses de Bobo. Mise en condition physique inspirée des techniques de yoga. Travail sur des phrases dansées articulées autour d’un vocabulaire afro-contemporain et d’acrobatie.
Serge-Aimé Coulibaly, directeur artistique de la compagnie Faso Danse Théâtre mène sa carrière de danseur et de chorégraphe en Europe. Il s’attache à développer son activité artistique dans son pays natal, le Burkina Faso. Pour lui, contrairement aux autres, le retour au pays est sujet de préoccupation et d’angoisse.
Souleymane Porgo, chorégraphe et danseur Burkinabé, travaille entre l’Europe et l’Afrique. La notion de « départ » est par conséquent au coeur de sa vie. Ses engagements professionnels le conduisent à avoir un double statut : il est celui qui part et celui qui reste.

Danse
La Cie Faso – Danse – Théâtre présente :
A Benguer
Jeudi 20 avril à 20H30

«L'origine du projet part d'un constat concernant une situation qui m'est familière. Il s'agit de la condition de la jeunesse ouest africaine. Cette jeunesse, ne souhaite qu'une chose : quitter l'impasse dans laquelle elle se trouve. Les problèmes en termes économique, politique et social ainsi que le manque de perspectives de développement, assombrissent l'horizon de la jeunesse. "Partir d'ici" est le seul rêve que font ces jeunes. Ils rêvent, voient la réussite de "ceux qui sont passés de l'autre côté". On se projette dans un ailleurs forcément meilleur. On oublie de vivre sa vie ici, on ne croit plus à rien ici. L'avenir c'est là-bas et seulement là-bas. Un jour peut-être on partira. Parallèlement, ceux qui ont franchi le cap, les émigrés, semblent rarement totalement satisfaits de leur situation. Etranger dans son pays d'accueil, l'émigré a du mal à retrouver sa place dans la société. Il se plonge dans ses souvenirs du pays natal. Les conversations entre étrangers venant d'un même pays sont pleines de nostalgie. Famille, amis. C'est toujours mieux ailleurs. Alors on se prend à rêver. On oublie de vivre sa vie ici. Alors encore une fois on se projette : dans le passé, dans les vacances qu'on irait bien passer là-bas, dans un futur retour. Aucun d'eux ne vit dans le présent. Tous ont démissionné de leur vie, de leur rôle social. Tous, exilés, perdus, rêvent d'une vie meilleure."A Benguer" c'est la forme poétique que prend cette réalité sociale. C'est l'étude du va-et-vient, de la trajectoire du rêve. C'est également une recherche artistique sur ce statut d'exilé par la pensée que se construisent les émigrés.»

14ème Edition de JAZZ A BOBO
Du 29 avril au 6 mai

Le Festival Jazz à Ouaga/Bobo a été créé en 1992 à Ouagadougou par un groupe de mordus de jazz, regroupés depuis sous l'Association Jazz à Ouaga. Depuis quelques années, cet évènement se positionne comme le rendez-vous musical incontournable du paysage culturel burkinabé. Pour cette quatorzième édition, l'honneur sera à la musique d'inspiration traditionnelle avec le thème choisi : " Jazz et musiques d'inspiration traditionnelle ".

Cette année, à Bobo-Dioulasso, l'Association Jazz à Ouaga et le CCF Henri Matisse se proposent de mettre en place la première session de la formation d'artistes (musiciens et danseurs) bobolais en leur offrant l'opportunité de se confronter avec un musicien et une danseuse venue d'autres horizons. Le jazz étant aujourd'hui un très bon alibi d'échanges, il s'agira donc de réunir sur un même plateau des praticiens de la musique moderne et de la musique traditionnelle en leur offrant un cadre d'expression et d'échanges en vue de contribuer au rayonnement culturel du Burkina Faso.

Concert
FOUR ROSES (Suisse)
Samedi 29 avril à 20H30

En 1992, la ''batteuse'' genevoise Béatrice Graf fondait à l'occasion d'un concert au Festival Jazz de Montreux, le groupe Four Roses avec la chanteuse helvético-angolaise Florence Chitacumbi, la pianiste parisienne Florence Melnotte et la contrebassiste de Stuttgart Karoline Höfler. Four Roses propose un jazz original, vivant, subtil et généreux. Florence Melnotte développe des improvisations lumineuses et Florence Chitacumbi l'accompagne de ses extraordinaires modulations vocales. A la contrebasse, Karoline Höfler tire des sons d'une richesse fabuleuse et à la batterie, Béatrice Graf convainc par un jeu qui alterne dynamique et sensibilité. Depuis 1992, Four Roses a sillonné l'Europe, l'Afrique, l'Amérique du Nord et du Sud et a représenté la Suisse à de nombreux festivals internationaux. Ce sont plus de 250 concerts donnés à travers le monde, dans des villes comme New York, Moscou, Milan, Munich, Johannesburg, Dakar, Bogota, Prague, Bruxelles, La Paz, Antananarivo, Casablanca, Istanbul.
Leur répertoire est constitué principalement de compositions personnelles, avec des textes en français, en créole et en anglais. Ce quartet féminin (pour une première à Jazz à Bobo) séduira, dans tous les sens du terme, les ''puristes''.