Par la Cie Kongo Ba Teria
Le masque, lorsqu’il est déposé, est un accessoire, un objet, intriguant pour certains, oeuvre d’art pour d’autres. Porté par l’homme qui est considéré comme son gardien, il constitue un être sacré, intermédiaire entre les hommes et le monde surnaturel vénéré. Il exprime le mystère des forces métaphysiques et provoque des sentiments de respect, de frayeur ou d’allégresse. Masque humain ou spirituel ? Peu importe, l’idée d’associer le masque à la création chorégraphique est comme une sorte de retour aux sources de la danse contemporaine.
Dans ce spectacle, parlant de masque, on fait allusion aux marionnettes. Le créateur développe une écriture chorégraphique qui utilise les marionnettes comme des personnages à part entière. La compagnie expérimente ici une fusion entre les marionnettes, les masques, la musique et la danse…
Ce spectacle interroge la réalité du danseur et de la marionnette : qui manipule qui ? Qui produit au final cette énergie, cette énergie interne qui pousse à se mouvoir. D’où, ou plutôt de qui vient l’émotion ? Comment ces deux êtres communient-ils quand ils se rencontrent dans le même environnement ?