Après 30 ans de carrière au Burkina Faso, le chanteur mandingue sort enfin son premier album. La commune de Bobo-Dioulasso, les artistes et le CCF onteu la joie de vous proposer ce concert gratuit au théâtre de l’amitié.
Victor Démé a hérité de la musique par sa mère, une griotte sollicitée pour les grands mariages et les baptêmes à Bobo dans les années 60. Elle lui a légué cette voix poignante.
Ensuite, il a gagné plusieurs micro-crochets, dont le concours du CCF de Bobo organisé en partenariat avec RFI en 1989, et le 1er prix de la SNC en 1990. Il s'est fait recruter par de grands orchestres, dont l’Echo de l’Africa et le Suprême Comenba qui rythment les nuits de Ouaga. Alors qu’il est devenu un chanteur populaire au Burkina, de graves accidents du destin l’éloignent de la musique pendant plusieurs années. Lorsqu’il tente de revenir sur le devant de la scène, rien n’est facile. Mais Victor continue à affiner ses propres compositions. Et c'est en 2007, avec l’aide de Camille Louvel, le gérant du Ouagajungle, du journaliste David Commeillas et des activistes de Soundicate, que le chanteur travaille son album dans le petit studio de l’équipe à Ouagadougou.
À 46 ans, Démé y a enregistré une mosaïque singulière de mélodies folk-blues, de petites romances mandingues intimistes, et d’influences latines, salsa et flamenco. Ses textes appellent à la solidarité nationale, prônent la tolérance envers son prochain et tissent des hymnes à la grâce féminine.
1500 personnes au Théâtre de l'Amitié, le public de Bobo a su répondre à l'invitation et faire de ce concert un moment inoubliable et historique.
Discours de la directrice du CCF et de la 1ère adjointe au Maire de la Commune de Bobo

en 1ère partie : Koudédé
puis Obscur Jaffar et D. Oud La Paix

Avec Victor Démé, les Frères Diarra


















