Ecrit par Aristide Tarnagda et mis en scène par Véronique Vellard.
Une coupure d'électricité plonge une ville d'Afrique dans le noir total. Ce noir total a une durée de vie de sept jours. Cependant, il y a de la lumière dans les quartiers dits résidentiels. A la Rue de la Nation (esplanade), Mec éparpille des ordures dans tous les coins de la place. Chabane est assise sous un feu tricolore, Hélène assise à l'autre feu, en face de Chabane. Malgré la coupure, tous les feux de cette place sont rouges.
Résidence d'écriture /processus d'écriture en temps réel
Aristide Tarnadga et Lamine Diarra ont travaillé plusieurs mois à Bamako, afin de réfléchir ensemble aux défis esthétiques posés par l'écriture. Voulant dépasser les clivages habituels entre les équipes artistiques, ils ont fait appel à la metteur en scène Véronique Vellard pour la création à Bobo de ce projet théâtral.
Pour l'équipe artistique de Kuma Sô, le pari de la résidence de création à Bobo a été de faire émerger un spectacle dont le processus s'est inscrit pour et par le projet d'écriture. C'était faire le pari d'une recherche commune, tant en terme de sens que de forme, pour un répertoire d'aujourd'hui.
Extrait
“ La femme : moi, depuis cette coupure, j'ai le sang qui rigole. 7 jours que j'aime cette lumière endormie. Et j'aimerais qu'elle reste à jamais séduite par le sommeil. Le noir, moi, j'adore. Tous ces poteaux d'électricité qui me servent la nuit. Parce que avec tous ces feux toujours verts, impossible de respirer. Moi, le feu vert, la lumière, l'électricité, moi, tout ça, moi, ça me chipait la jouissance et mon plaisir ne faisait que dégouliner sur ma gorge avant de choir à l'intérieur de moi. Parce que moi, suis une bonne femme. Et une bonne femme, ça ne doit pas montrer à ses enfants que l'électricité, la lumière, lui pique son vouloir de ne pas être mère.”




















